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Rue de Hollande, la construction du restaurant Mc Donald’s sera bientôt achevée et son propriétaire mise sur une ouverture avant la fin de l’année.

À Marigot, sur un terrain de 2500 m2 jouxtant la zone commerciale d’Howell Center, la construction du restaurant McDonald’s, débutée le 7 juillet, avance à grands pas. Le propriétaire de la franchise Michel Lépine, qui détient déjà les trois restaurants du côté hollandais, confie souhaiter « une ouverture avant la fin de l’année ». Autrement dit à la fin novembre si le chantier continue de se dérouler dans de bonnes conditions. Pour l’entrepreneur l’emplacement est idéal car « à proximité du centre commercial, du centre-ville, du collège et du lycée ». D’ailleurs « à Marigot il n’existait aucun autre terrain de cette taille pouvant accueillir un McDonald’s ». Un tel restaurant couvre en effet une surface de 450 m2 au sol et nécessite une soixantaine de places de parkings.
Par ailleurs à l’étage du bâtiment, les propriétaires du terrain, la famille Bardfield, prévoient des bureaux « qui seront réservés à des médecins et autres professions libérales » confie l’un de ses membres, David. Le bâtiment sera également équipé d’un ascenseur « pour accueillir les personnes à mobilité réduite ».
 
À la française
Le McDonald’s version française ne proposera pas tout à fait les mêmes produits que côté hollandais. « Nous allons fonctionner avec des produits français » confie Michel Lépine, soucieux « d’adapter l’offre au goût de la clientèle». Le restaurant, qui sera ouvert 7 jours sur 7, disposera également d’une aire de jeux pour enfants. Et pas de McDo sans drive-in, bien sûr.
Michel Lépine insiste également sur l’aspect écologique du projet. « Nous avons dû abattre quelques arbres mais nous allons replanter pour re végétaliser toute la zone et même créer en plus des espaces verts ». En outre « des panneaux solaires seront installé à l’arrière du bâtiment ».
 
Création d’une cinquantaine d’emplois
 
Dès la mi-octobre, Michel Lépine entend se rapprocher de Pôle Emploi afin de lancer la campagne de recrutement des équipes : « nous embaucherons exclusivement des locaux » confie le propriétaire, misant sur « un programme de formation durant deux à trois semaines ». A l’instar du Super U qui avait ouvert ses portes l’année dernière à la même période sur la zone, le lancement du McDonald’s constitue donc une manne d’emplois non négligeable sur un territoire où la barre des 4400 demandeurs d’emplois a été franchie à nouveau au mois d’août. A titre de comparaison, côté hollandais, les trois McDonald’s emploient 120 personnes environ.
L’entrepreneur confirme également avoir utilisé les services d’entreprises « exclusivement saint-martinoises » pour la construction de son premier restaurant français. « Les compétences étant présentes sur le territoire pour ce chantier, nul besoin d’aller chercher ailleurs » ajoute son maître d’oeuvre, l’entreprise Camob. Une vingtaine d’entreprises locales travaillent ainsi sur le projet.
Michel Lépine ne compte pas s’arrêter là puisqu’il confirme travailler sur « l’ouverture d’un McDonald’s sur la zone de Hope Estate ». Saint-Martin est donc résolument entrée dans l’aire du fast-food. Si les détracteurs du genre ne manqueront pas de le déplorer, au moins peuvent-ils se consoler en imaginant la satisfaction de certains touristes ravis de retrouver une gastronomie familière.
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