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Le passage du cyclone n’a pas laissé que des traces dans le paysage, il a également fait resurgir certaines promesses pas (encore) tenues.

Après une nuit agitée, mardi matin, à Saint-Louis, comme partout ailleurs sur l’île, l’heure était au constat, au nettoyage et aux réparations de fortune. Mais l’heure était aussi… au ras-le-bol collectif. Au pied d’un poteau téléphonique à l’équilibre précaire, un groupe de résidents s’est spontanément formé. Ils sont excédés. La rue du hameau est bloquée par les câbles du téléphone et de la télévision qui pendent dangereusement. Ces habitants ne comprennent pas comment toutes ces lignes, parfois de véritables sacs de nœuds, n’aient pas encore été enfouies. Au-delà de l’aspect esthétique, il en va pour eux de la sécurité de la population de Saint-Louis.

Depuis 2008 et le cyclone Omar, les résidents alertent les autorités à ce sujet. « Nous ne voulons plus de réparations, nous voulons du changement. Les poteaux sont vieux. Certaines réparations, c’est nous-même qui les avons faites. La collectivité nous avait promis de changer les canalisations et d’enterrer les lignes. Au lieu de ça, en début d’année, ils ont fait refaire la chaussée. Il n’y qu’à Saint-Louis qu’on voit ça ! » Pas sûr… Par contre, il est certain qu’à Saint-Louis, comme à d’autres endroits de l’île, il y a une situation et des gens à considérer. La prochaine goutte d’eau, ou rafale de vent, pourrait bien faire déborder le vase.

 

11h30 : arrivée des gendarmes

« On nous a dit qu’il y avait un regroupement de personnes par ici. » Les hommes de la maréchaussée ne sont pas venus faire la circulation, mais bel et bien s’assurer que l’ordre public régnait toujours à Saint-Louis. A défaut d’émeutiers, ils n’ont trouvé qu’une poignée de résidents, certes agacés mais avant tout pacifiques. Prisonniers des poteaux qui flanchent et des câbles qui pendouillent, ces habitants de Saint-Louis s’attendaient peut-être à voir arriver d’autres hommes en bleu.

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