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Il suffit désormais d’un geste simple pour gérer correctement ces déchets potentiellement dangereux. A Saint-Martin la filière de recyclage des déchets médicaux pour les patients en auto-traitement est enfin opérationnelle et les boîtes jaunes où les stocker ont été délivrées aux pharmaciens. 

Quelque 700 personnes à Saint-Martin sont des patients en auto-traitement. Principalement diabétiques, mais aussi hémophiles, atteints de la maladie de Parkinson, d’ostéoporose ou encore séropositives -18 pathologies au total sont concernées-, ces personnes s’administrent elles-mêmes leur traitement médical sans l’intervention d’un professionnel de santé. Leurs soins génèrent cependant des déchets piquants, coupants, et tranchants (seringues etc), autrement nommés les PCT. Ces objets potentiellement dangereux doivent être soustraits du circuit des déchets ménagers car ils peuvent causer des blessures notamment auprès des personnels chargés de la collecte et du tri des déchets. Il existe également, pour certaines pathologies, un risque de contamination.
Jusqu’alors, les déchets des patients en auto-traitement n’intégraient pas la station de traitement des dasri (déchets d’activité de soins à risques infectieux) installée à proximité de l’hôpital et inaugurée il y a un an pour traiter ceux des professionnels de santé. Désormais, sur notre territoire, un nouveau dispositif de proximité mis en place par Dastri, éco-organisme agréé par l’Etat, permet de compléter la filière.
 
1,5 tonnes de déchets par an
 
Cet éco-organisme national organise depuis deux ans la collecte et le traitement des déchets des patients en auto-traitement sur tout le territoire national. « Saint-Martin et Saint-Barthélemy étaient les derniers territoires où la filière restait à créer» indique la déléguée générale de Dastri, Laurence Bouret. La semaine dernière, elle s’est donc déplacée dans les îles du nord avec le référent territorial Clément Izard pour structurer cette filière, qui répond à des obligations légales. Et c’est loin d’être inutile lorsqu’on sait que sur notre seul territoire, les déchets générés par les patients en auto-traitement représentent quelque 1,5 tonnes par an.
 
Mobilisation des pharmaciens
 
Pour rendre la filière opérationnelle il a fallu la collaboration des 11 pharmaciens de Saint-Martin. Ceux-ci ont respectivement reçu une centaine de boîtes, qu’ils proposeront ensuite aux patients concernés. « Un patient atteint d’une pathologie longue durée va remplir jusqu’à 4 boîtes par an » précise Laurence Bouret. C’est donc 2800 boîtes de déchets médicaux qui pourront être recyclées à Saint-Martin grâce à cette nouvelle filière. D’autant que « tout est gratuit, il suffit simplement de ramener les boîtes pleines au pharmacien ». Elles seront ensuite traitées par Medical Waste (Ecompagnie), qui gère déjà la station de traitement des dasri à proximité de l’hôpital. En matière de gestion des déchets médicaux Saint-Martin entre donc dans le rang.
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