Mardi et mercredi derniers, l’hélicoptère de la sécurité civile exerçait les équipes spécialisées de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, au secours aquatique et aux interventions en milieu périlleux. Avec des équipes locales autonomes, les délais d’intervention seront ainsi bien plus rapides.  

Il aura fallu le cyclone Gonzalo pour réactiver l’entraînement des équipes locales de secouristes. Mardi et mercredi derniers, l’hélicoptère de la sécurité civile a maintes fois tournoyé dans les airs afin d’entraîner le groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (GRIMP) ainsi que l’équipe de sauveteurs aquatiques (SAV). Soit 8 sapeurs-pompiers de Saint-Martin et 3 de Saint-Barthélemy. Les Antilles-Guyane comptent en effet 3 hélicoptères Dragons, dont le 971 amené à intervenir sur le secteur compris entre la Dominique et Anguilla. Placés sous la houlette du pilote instructeur Yann Morvan, les sapeurs-pompiers de Saint-Martin et Saint-Barthélemy spécialisés dans le secours héliporté ont donc revu leurs bases quand pour certains, il s’agissait de s’initier à ce type d’opération.
 
Plus rapide, plus efficace
 
Objectif de la formation : «gagner en délai d’intervention» précise Yann Morvan. Avec des unités opérationnelles localement, le Dragon de la sécurité civile qui quitte la Guadeloupe pour une intervention dans les îles du Nord ne se charge pas en équipiers. Donc « il consomme moins, ce qui évite de refaire un plein de carburant en arrivant sur zone ». Et permet de gagner du temps. De l’alerte à la présence sur site, le délai d’intervention peut ainsi se raccourcir considérablement.   
 
Secours en mer et à terre

Mardi dernier, la journée d’exercice portait sur le secours en mer. Les trois sauveteurs aquatiques (SAV) de Saint-Martin et les deux venus de Saint-Barthélemy « constituent déjà une petite unité opérationnelle » indique Yann Morvan. Il s’agissait donc de revoir les bases en s’exerçant avec la vedette des douanes positionnée vers Tintamare : mises en situation d’homme à la mer ou de victime sur un bateau, hélitreuillage, évacuation avec et sans civière. Pour le secours à terre, Saint-Martin dépend toujours de la Guadeloupe. Le GRIMP (groupe d’intervention en milieux périlleux) est en train de se constituer localement et a donc nécessité la formation au secours héliporté de 5 sapeurs-pompiers qui pourront ensuite se qualifier pour ce type d’opération. C’est à Pic Paradis que l’exercice s’est déroulé et sous la houlette du commandant Roger Combé, les secouristes ont travaillé sur le guidage de l’hélicoptère, l’approche, les modalités d’embarquement et de débarquement, l’hélitreuillage, simple, double et avec civière. A noter qu’à Saint-Martin, seul le lieutenant Maes est actuellement formé et qualifié «GRIMP».
Si ces 48 heures de formation vont permettre d’améliorer le savoir et les techniques des sapeurs-pompiers des îles du Nord, Saint-Martin et Saint-Barthélemy dépendront toujours du Dragon 971 basé en Guadeloupe.
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