Temps de lecture estimé : 3 minutes
Après Gonzalo, la Collectivité a transmis sa demande pour déclencher la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Du côté de la préfecture, on tente encore de récolter un maximum d’éléments pour appuyer le dossier.

Reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle et activation du fonds de secours : les annonces et promesses de la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin ne peuvent se soustraire à un circuit administratif long et complexe révélant que rien n’est acquis. Une procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle n’est en effet jamais très rapide, ainsi que nous le précisions déjà dans notre édition du 24 octobre. Cela peut prendre plusieurs semaines, voire même quelques mois. Pourquoi ? «Parce qu’il y a des critères très précis à respecter» nous indique t-on dans les services de la préfecture. Des critères qui nécessitent de faire remonter un maximum d’informations afin de convaincre la commission interministérielle chargée de l’étude du dossier, de statuer en faveur de la demande. La Collectivité a donc bien transmis sa demande auprès de la préfecture. Mais depuis, le dossier s’y trouve toujours car « il faut parvenir à recueillir un maximum d’éléments, notamment auprès des socio-professionnels » précise le service des affaires territoriales de la préfecture, l’objectif étant de parvenir à « un chiffrage précis ».
 
Une commission par mois
La commission interministérielle qui statue sur la reconnaissance – ou pas – de l’état de catastrophe naturelle, se réunit une fois par mois. La prochaine commission ayant lieu fin novembre, mieux vaut donc ne pas rater le coche, au risque de devoir attendre la commission suivante, fin décembre donc. «Plus les informations remontent vite, plus le dossier va avancer» précise la préfecture qui, dans son travail de collecte, nécessite forcément la coopération de toutes les forces vives de Saint-Martin. A noter toutefois que le dossier doit être transmis à la commission interministérielle dans un délai de 3 mois à compter de la date de l’événement.
Par ailleurs la préfecture se mobilise également pour demander l’activation du fonds de secours, aide financière destinée aux biens qui n’étaient pas assurés. Mais ce fonds ne pourra financer des réparations sur une résidence principale ou un véhicule, dont un bateau.
 
CCISM : quelque 60 déclarations de sinistre
Une soixantaine de déclarations de sinistre ont été retournées par les chefs d’entreprise à la Chambre consulaire interprofessionnelle (CCISM). Ce chiffre ne comprend ni les professionnels du nautisme ni les agriculteurs, qui ont effectué des déclarations par ailleurs. Si la date limite de remise de ces déclarations était initialement fixée au 24 octobre, la CCISM précise qu’il est encore possible de retourner un formulaire, mais « qu’il ne faut pas tarder ».
Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.