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Durant le week-end de la Toussaint, le village du Carnaval à Galisbay a été cambriolé non sans subir de fortes dégradations. Atterrés, les organisateurs ne remettent pourtant pas en cause l’édition 2015, misant sur la solidarité locale.

Lundi dernier, les membres du comité FCDSM (Festivités Carnavalesques de Saint-Martin) ont eu une bien mauvaise surprise. Face aux cadenas arrachés, la chaîne coupée et les portillons endommagés, ils ont vite réalisé l’ampleur du méfait. Durant le week-end de la Toussaint, des individus se sont introduits sur le site du village carnavalesque à Galisbay, où est stocké l’ensemble du matériel. Les malfrats n’ont pas fait dans le détail, n’hésitant pas à commettre des actes de vandalisme pour assurer leur larcin : ont ainsi été dérobées une centaine de feuilles de contreplaqué, quantité telle qu’« on peut facilement construire une maison » souriait bien jaune Hubert Fleming. « Une grosse perte » pour les organisateurs puisque ces matériaux sont nécessaires pour clôturer et sécuriser le village du Carnaval au moment des festivités, décorer les chars, ou encore installer le plancher du podium. Les cambrioleurs se sont en outre emparés de deux rouleaux de grillage, servant également de clôture. Le clou du méfait réside dans le vol de la citerne de 10 mètres cube, qui servait à alimenter les sanitaires du village. Ce qui laisse penser que les cambrioleurs ont formé une véritable équipe, puisque « 5 à 7 personnes sont nécessaires pour transporter cette citerne » rappelle Hubert Fleming.
 
De 8 000 à 10 000 euros de pertes
Le coup dur, ce sont aussi les détériorations auxquelles se sont adonnés les cambrioleurs : plusieurs containers ont été forcés et une porte a été arrachée. Au total, les organisateurs estiment avoir subi de 8000 à 10000 euros de pertes et de dégâts, une somme colossale pour l’association FCDSM qui s’applique péniblement depuis 4 ans à faire vivre le Carnaval de la partie française malgré un budget serré. Un budget notamment assuré grâce à l’implication de nombreux sponsors qui malgré la situation économique de l’île, parviennent à dégager des fonds pour soutenir cette manifestation culturelle.  
Une plainte a été déposée à la gendarmerie mercredi dernier. Les caméras de vidéosurveillance situées à l’entrée du site permettront peut-être d’éclairer l’enquête.
 
« On va retrousser nos manches »
Le village du Carnaval a également été bien touché par l’ouragan Gonzalo qui a notamment rendu inutilisable une salle de réunion. A moins de deux mois de l’édition 2015, les membres du comité FCDSM ne veulent pas baisser les bras. « On va mettre les bouchées doubles et retrousser nos manches » lance Hubert Fleming, déterminé à mobiliser les énergies pour que les festivités n’en pâtissent pas trop. « Nous allons faire des levées de fonds et frapper aux portes, voir les partenaires qui peuvent nous aider, on sera preneurs de tous les coups de main ». Le comité du Carnaval, qui se dit « dégoûté mais soudé », sait surtout qu’il va falloir « tout recommencer ». D’autant que l’association FCDSM était déjà en pourparlers avec la préfecture et la Collectivité afin que la commission de sécurité puisse homologuer le site pour l’accueil permanent du public, et non plus seulement lors du Carnaval. Avec une capacité de 4000 à 6000 personnes, le site a en effet vocation à devenir le point d’ancrage pour les événements de grande ampleur. Or les matériaux volés permettaient de sécuriser l’espace. « Recevoir un agrément du site c’était une véritable opportunité » déplore Hubert Fleming. Prochain événement du comité FCDSM : le walkathon du 7 décembre. « Il y aura bien un Carnaval » concluent les organisateurs, qui ne ménagent pas leurs efforts depuis 2011 pour faire vivre l’événement.
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