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Ce mardi 11 novembre, les deux parties de l’île se retrouvaient à Quartier d’Orléans pour fêter le St. Martin’s Day. Officiels de Sint Maarten et de Saint-Martin étaient présents et les allocutions officielles ont largement fait référence à la nécessité d’une coopération transfrontalière accrue, mais déjà amorcée au travers de plusieurs projets.

Après la messe, le dépôt de gerbes à la frontière et le défilé traditionnel – dont une partie s’est déroulée sous la pluie -, les officiels des deux côtés de l’île se sont rendus au stade Thelbert Carti de Quartier d’Orléans où se tenait le reste des festivités : allocutions, vin d’honneur et animations dans l’après-midi. Les officiels n’ont pas manqué de rappeler que les deux parties de l’île fêtent le St. Martin’s Day ensemble depuis 1948, soit 66 ans. Ils ont également insisté sur le traité de Concordia, en vigueur depuis 366 ans et garantissant la libre circulation des biens et des personnes. Pour la ministre de l’Education et de la Culture de Sint Maarten, Patricia Lourens-Philips, « les connections familiales et les liens d’amitié » à Saint-Martin ne connaissaient « pas les frontières ». Il faut « travailler ensemble dans l’intérêt de la population ». La présidente Aline Hanson a elle félicité « le nouveau gouvernement élu de Sint Maarten ». Elle a également salué la présence de la députée de Guyane Chantal Berthelot, du maire de Fort-de-France Didier Laguerre et de dignitaires venus de Saba. « Quoi qu’il se passe d’un côté ou de l’autre de l’île, cela concerne ses deux parties », a-t-elle déclaré, précisant aussi qu’il s’agit de « deux pays distincts » qui ont « des liens forts ». Elle a également souligné le fait que l’accroissement de la coopération avait permis aux deux côtés de l’île « d’avancer sur des dossiers cruciaux », comme l’environnement, le traitement de l’eau, etc. La Première ministre de Sint Maarten Sarah Wescot-Williams a tenu un discours très enthousiaste indiquant qu’il appartenait à la population de « sauver Saint-Martin et de faire du pays, ensemble, ce que l’on veut qu’il soit ».
 
Coopération des avancées et des lacunes
 
Le sénateur Guillaume Arnell a ensuite pris la parole, évoquant aussi la coopération dont « on ne peut pas se passer », de même que les « discussions et les réalisations concrètes ». « Alors actons et faisons des choses pour la population (…) », a-t-il déclaré. Selon le protocole, c’est le préfet Philippe Chopin qui s’est exprimé le dernier, rappelant que de nombreuses lettres d’intention ont été signées ces derniers mois par les représentants des deux parties de l’île. Et selon lui, ces lettres ont permis à Saint-Martin et Sint Maarten de « dépasser le simple stade des discussions » et d’entrer dans le concret, notamment dans les domaines de la santé (chikungunya), de l’éducation, de l’aménagement du territoire (projet d’une usine de traitement de l’eau commune aux deux parties de l’île à Cole Bay, etc.) et de la sécurité (campagne « Déposez les armes », contrôles routiers communs aux frontières, etc.). Mais il reste des lacunes, estime le représentant de l’Etat, précisant notamment que lors du passage du cyclone Gonzalo, il n’y a pas eu de « réelle concertation ». Alors que selon lui, c’est « en approfondissant la coopération, et tout en se respectant, que nous pourrons relever les défis qui nous font face ».
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