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Accusé de prise illégale d’intérêts, le conseiller territorial et chargé d’opération à la Semsamar René-Jean Duret, a été hier relaxé par le tribunal correctionnel. Une décision qui satisfait son conseil Maître Jean-Yves Leborgne : « le délit n’existait pas ».

Suite à l’audience correctionnelle du 18 septembre dernier, le tribunal a donné son verdict en délibéré hier jeudi. En l’absence du prévenu et de son conseil Maître Jean-Yves Leborgne, bâtonnier au barreau de Paris, la relaxe a été signifiée pour cette affaire qui ne cessera néanmoins d’alimenter les débats publics. Pour rappel des faits, René Jean-Duret, conseiller territorial de la Collectivité et chargé d’opération à la Semsamar, a été jugé pour prise illégale d’intérêts. Plusieurs chantiers étaient concernés par cette affaire, tels que ceux de la médiathèque et de la nouvelle cité scolaire pour lesquels René-Jean Duret était cité à double titre. Le vote pour l’augmentation du capital social de la Semsamar lors du Conseil Territorial du 12 juin 2012 laissait également planer les soupçons sur l’honnêteté de l’élu. Un fonctionnement qui semble être commun voire normal et dont la question en suspend était : René-Jean Duret a t’il bénéficié à titre personnel des avantages de ces deux casquettes? D’ailleurs, Maître Jean-Yves Leborgne, contacté par téléphone après l’annonce du verdict, a bien déclaré que son client « était dans une situation où on lui reprochait un intérêt personnel ».
« En analysant le dossier, j’ai plaidé avec évidence que le délit n’existait pas… Je n’ai pas de sentiment à avoir mais je constate que souvent on voit le mal là où il n’est pas ». Et de conclure que « le tribunal a eu la même analyse et en toute sérénité, a décidé de la relaxe ».
 
Avertissement pour d’autres ?
 
René-Jean Duret, également contacté par téléphone, se dit « relâché après cette relaxe ». « Je n’ai d’ailleurs jamais compris de quoi on m’accusait. Et je suis content après un mois d’attente de ne plus avoir cette épée de Damoclès au-dessus de la tête ». « De toute mon existence c’était la première fois que je me retrouvais dans un tribunal. Je tiens à remercier tous ceux qui n’ont jamais douté de mon intégrité et de ma volonté à participer au projet de développement de Saint-Martin ».  
Une expérience désagréable que René-Jean Duret a dû surmonter pour poursuivre ses activités en tant qu’élu de la Collectivité et responsable d’une structure d’ingénieur conseil depuis sa retraite. Un avertissement pour d’autres, même si cette affaire a mis au grand jour que certains fonctionnements récurrents peuvent être considérés comme des délits. Une distinction qu’il incombe à la justice de déterminer en toute clarté et sans connivence.
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