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Depuis début octobre, les cas de bronchiolite observés dans les îles du Nord sont en augmentation, ce qui laisse craindre une épidémie. Zoom sur ce virus qui touche les bébés jusqu’à 24 mois.

Le point épidémiologique de l’institut de veille sanitaire (INVS) publié le 11 novembre dernier révèle que « le nombre de cas de bronchiolite vus en médecine de ville dépasse les valeurs maximales attendues pour la saison » pour la Guadeloupe et les îles du Nord. La Préfecture de Saint-Martin et l’Agence Régionale de Santé confirment également dans un communiqué qu’une recrudescence de cas évocateurs de bronchiolite « pouvant évoluer vers une épidémie » est observée depuis le début du mois d’octobre.
« Rien que la semaine dernière j’ai reçu cinq bébés » témoigne un kiné de la place. Il constate ainsi le retour du virus mais estime que la situation n’est « pas encore catastrophique comparée aux années 2011 / 2012 ».
 
Un virus très contagieux
 
Si la bronchiolite est souvent bénigne, elle peut être grave chez l’enfant de moins de 3 mois. C’est une maladie des petites bronches due à un virus répandu et très contagieux qui se transmet par les éternuements, la toux, le matériel souillé par ceux-ci et par les mains de l’enfant ou l’adulte vers le nourrisson. Le virus débute par un simple rhume et une toux, qui se transforment en gêne respiratoire souvent accompagnée d’une difficulté à s’alimenter. Afin de limiter les risques de transmission du virus, la préfecture et l’ARS rappellent quelques gestes simples : se laver systématiquement les mains à l’eau et au savon avant de s’occuper d’un bébé et veiller à une aération correcte de la chambre tous les jours. Il convient aussi d’éviter d’emmener le nourrisson dans les lieux publics où il pourra se trouver en contact avec des personnes enrhumées, d’échanger les biberons, sucettes et couverts non nettoyés dans la famille, ou encore d’exposer le nourrisson à des environnements enfumés qui risquent d’aggraver la maladie. Par ailleurs si on a attrapé un rhume, il est bon de porter un masque avant de s’occuper d’un bébé de moins de trois mois, et d’éviter d’embrasser les enfants sur le visage et en dissuader les frères et soeurs.
 
Que faire ?
 
Si l’enfant présente des signes de bronchiolite, soit une gêne respiratoire et une difficulté à s’alimenter, il faut l’emmener chez le médecin traitant qui saura diagnostiquer la bronchiolite. Celle-ci se traite notamment grâce à des séances de kinésithérapie respiratoire. Cette prise en charge permet d’éviter la consultation aux urgences et l’hospitalisation. Le virus produisant une hypersécrétion muqueuse, les séances de kinésithérapie vont permettre de désencombrer les bronches de bébé et donc lui éviter de mal respirer. En général le virus s’élimine en 15 jours, après 8 jours d’incubation. L’enfant sera guéri dans la pluparts des cas au bout de 5 à 10 jours et toussotera pendant 2 à 3 semaines. A savoir : de « fausses » bronchiolites peuvent apparaître de mai à juillet, lorsque les brumes de sables chargent l’air de particules fines. Les symptômes d’affection ressemblent fort au virus de la bronchiolite et doivent être traités de la même façon.
 
Quand bébé est malade
Si l’enfant est atteint de bronchiolite, continuer à le coucher sur le dos en mettant un petit coussin sous son matelas pour le surélever. Lui donner régulièrement à boire. Désencombrer régulièrement le nez surtout avant les repas, et utiliser des mouchoirs jetables. Veiller à une aération correcte de la chambre et à ne pas trop couvrir l’enfant. Eviter également l’exposition à la fumée du tabac. (Source : institut de veille sanitaire)
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