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Dans le cadre de la semaine de la sécurité des patients à l’hôpital, plusieurs ateliers étaient organisés au centre hospitalier de Saint-Martin, et notamment une formation sur le virus Ébola. L’occasion de montrer que l’établissement est prêt à accue

Comme tous les hôpitaux, le centre hospitalier de Saint-Martin doit se préparer à une éventualité : recevoir et soigner un malade d’Ébola. La prévention de la transmission du virus aux personnels soignants est très importante puisque ce sont eux qui en paient le plus lourd tribut depuis le début de l’épidémie. La stratégie de prévention a donc été définie et se fait en quatre étapes : repérer les cas suspects, isoler, se protéger et signaler. Un cas suspect est défini selon plusieurs critères. Il faut que le patient ait une fièvre supérieure à 38°C dans un délai de 21 jours après son retour de Sierra Leone, Guinée Conakry, Libéria, Mali (district de Bamako), République démocratique du Congo. Ainsi, devant une fièvre, des douleurs abdominales et autres symptômes, les soignants poseront certaines questions au patient : a-t-il séjourné à l’étranger ? Si oui, dans quel pays et depuis combien de temps est-il rentré ? C’est ce que les soignants appellent « repérer ». Devant un patient suspect, il faudra ensuite « isoler » : faire porter un masque au patient, l’isoler dans un box dédié, signaler l’isolement sur la porte du box et ne plus déplacer le patient ni faire de prélèvements biologiques. Mais il s’agit avant tout de « signaler » un cas suspect au SAMU (le médecin traitant, les proches du malade, etc.) qui va vérifier qu’il s’agit d’un « cas possible » (exposition à risque dans un délai de 21 jours avant le début des symptômes ou patient non interrogeable car dans le coma par exemple) et, si c’est le cas, conduire le malade à l’hôpital référent. La « procédure Ébola » sera alors déclenchée : dépistage du patient suspect dès son arrivée, isolement, protection des soignants avec une tenue adaptée au risque et signalement aux autorités sanitaires (ARS).
 
Se protéger : un protocole complexe
 
Se protéger fait également partie du protocole. L’hôpital de Saint-Martin a déjà reçu les tenues adéquates qui consistent en une sur blouse imperméable, des lunettes de protection, une cagoule, un masque anti projections, une double paire de gants à manchettes et des sur-bottes imperméables. « L’habillage des soignants se fait en binôme et les mains ne doivent jamais être en contact avec le corps », a indiqué le Docteur Clavel, spécialiste des maladies infectieuses au CH de Saint-Martin. Et d’ajouter que « tous les soignants de l’hôpital seront formés à l’habillage/déshabillage » relatif à la prise en charge d’un malade d’Ébola. À noter que tous les déchets (combinaisons usagées, liquides biologiques de patients, etc.) seront placés dans un fût étanche et incinérés.
L’hôpital de Saint-Martin s’est donc préparé à l’éventualité de recevoir un malade d’Ébola. « Les tenues sont là et la chambre dédiée à un éventuel patient est installée », a conclu le Dr. Clavel, spécialiste des maladies infectieuses au CH de Saint-Martin. Selon lui, l’hôpital « est prêt ».
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