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Les seize élèves de la classe de terminale bac pro gestion administration 2 avaient pour projet d’organiser une rencontre avec les élus de la Collectivité pour échanger sur le fonctionnement des collectivités et plus particulièrement de la COM de Saint-Martin. C’est le sénateur Guillaume Arnell qui les a rencontrés ce vendredi 5 décembre.

Ce projet a permis aux élèves de poser à Guillaume Arnell, qui est aussi conseiller territorial, les questions qui leur tiennent à cœur, notamment sur l’éducation et l’avenir des jeunes de Saint-Martin. En préambule, M. Arnell a tenu à rassurer les élèves qui auraient été impressionnés par son statut en déclarant : « je suis l’un des vôtres donc il ne devrait pas y avoir de difficultés de communication entre nous ». Il a également rappelé le « rôle fondamental » de l’éducation et a précisé qu’il était « essentiel d’emmagasiner un maximum de savoir pour pouvoir exercer un peu partout et pas uniquement à Saint-Martin ». Concernant la mobilité justement, une élève a demandé à l’élu s’il était possible d’imaginer une université à Saint-Martin. Ce à quoi M. Arnell a répondu qu’il s’agissait d’une « question difficile », mais que « pourquoi pas ? ». « Cependant, nous ne pourrons pas avoir toutes les filières, donc il restera des jeunes qui devront partir. Mais une filière langue par exemple pourrait être envisageable », a-t-il déclaré, ajoutant que c’était là une « question de volonté politique ». Le sénateur a toutefois souligné qu’il était « parfois utile de partir ». Une autre élève a soulevé un problème majeur au lycée : le sureffectif de l’établissement. « Le lycée a été conçu pour accueillir 900 élèves, mais nous sommes plus de 1 000. Il y a des problèmes avec les salles et les professeurs absents ne sont pas remplacés », a-t-elle déclaré, provoquant l’ovation de ses camarades. « Lorsque ce lycée a été construit, nous avons essuyé beaucoup de critiques car on nous disait que c’était trop grand. Aujourd’hui, il est saturé », a répondu Guillaume Arnell. Par ailleurs, l’élu a reconnu qu’il était « difficile de réussir en surnombre » et ajouté que la construction de la cité scolaire devrait permettre de pallier certains problèmes. « La Collectivité s’est engagée à ce que la cité scolaire soit prête pour la rentrée 2015. Nous espérons que les élus vont tenir leurs engagements », a-t-il poursuivi. D’autres questions ont suivi sur l’éducation, mais aussi sur différents thèmes comme la fiscalité.

Une classe prolifique

Outre le projet sur les institutions publiques qui a mené à une rencontre avec le juge Szewczyk et à cette rencontre avec M. Arnell, les élèves ont également eu l’occasion d’exposer les projets qu’ils ont réalisés au cours de l’année scolaire 2013-2014 dans le cadre de leur baccalauréat. Et nombreux ont été ces actions menées par la classe. Un projet sur les infections sexuellement transmissibles (IST) a notamment vu le jour l’an dernier au travers d’une conférence où les élèves ont expliqué ce qu’était une IST. Les lycéens de la terminale gestion administration 2 ont également organisé un projet relatif à la protection de l’environnement en nettoyant la plage du Galion. Une randonnée a également eu lieu à Pic Paradis le 28 janvier dernier pour une « marche découverte ». Le tout était chaperonné par leur professeure principale Claudine Désert. « L’intérêt n’est pas la finalité, mais la gestion du projet jusqu’au bout. Et les élèves ont pu finir tous les projets », conclut Mme Désert.

    C.C.-F.

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