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Lundi le centre commercial d’Howell Center était le théâtre d’un vol à main armée minutieusement préparé par deux malfaiteurs, dont l’un était grimé en femme. Ils n’ont pas hésité à ligoter leur victime aux mains et aux pieds.

Le centre commercial d’Howell Center était lundi le théâtre d’un braquage un peu particulier. Vers 12h30, deux malfaiteurs ont commis un vol à main armée selon un mode opératoire quelque peu inhabituel comparé aux récentes séries de faits. Les individus se sont présentés devant le sas sécurisé d’une entreprise située à côté de La Poste. L’un des individus était « grimé en femme » confirme le capitaine de gendarmerie Emmanuel Maignan. Affublé d’une perruque, d’une jupe, d’un gilet et d’un sac à main, le malfaiteur déguisé, accompagné d’un complice, a ainsi trompé l’attention de la guichetière qui a ouvert les portes. A l’intérieur, les malfrats ont chacun sorti une arme à feu, révolver pour l’un, pistolet pour l’autre.

La victime ligotée

Avant de s’emparer de leur butin, les deux braqueurs ont entravé les mains de leur victime « avec du serflex » (tige en plastique) précise le capitaine Maignan. La guichetière a également été ligotée par les pieds avec du scotch. Les malfaiteurs se sont alors emparés de la caisse, soit quelque 2000 €/$, une coquette somme. La gendarmerie est intervenue 30 minutes après les faits, une fois que l’alerte a pu être donnée par la victime. Les deux hommes se sont enfuis et sont toujours activement recherchés. « Des prélèvements ADN ont pu être effectués sur place et sont partis en urgence pour analyse » indique Emmanuel Maignan. Les traces pourront livrer leurs éventuelles informations d’ici une dizaine de jours.

Faits similaires côté hollandais

La stratégie du déguisement en femme n’est pas inconnue des forces de l’ordre, qui portent grand intérêt à des faits similaires commis côté hollandais à l’Atlantis Casino, il y a trois semaines. Sur les trois individus déguisés en femmes, deux ont été interpellés, le troisième courant toujours dans la nature. A noter que la Brigade de Recherches de la gendarmerie et les services de police du côté hollandais se rencontrent une fois par semaine afin de coopérer sur ce type de faits.

Par ailleurs, les gendarmes ont relevé un mode opératoire particulier, puisque les malfaiteurs ont pris le temps d’entraver leur victime et « se sont partagés le travail ». Un vol à main armé qui semblait bien préparé, contrairement aux braquages plus opportunistes de jeunes gens désoeuvrés. Et qui confirme le constat des autorités ayant depuis quelques mois analysé une « professionnalisation » des auteurs de vols à main armée. De quoi s’en inquiéter, outre les statistiques accablantes pour Saint-Martin.


Appel à témoins : appelez le 17

La gendarmerie lance un appel à témoins à toute personne susceptible d’apporter des éléments supplémentaires dans le cadre de l’enquête menée par la Brigade de Recherches (contacter le 17). Les deux malfaiteurs portaient tous deux une casquette verte et noire. Celui qui était déguisé en femme portait également une longue perruque noire, une jupe en jean, un gilet beige et un sac à main beige. Les deux hommes mesurent environ 1,80 mètres. Par ailleurs, ils ont commis leur méfait à visage découvert.


Vols à main armée : le bilan d’alourdit encore

Les faits de lundi portent à 127 le nombre de braquages commis sur la seule année 2014 (notre édition du 1e décembre). La semaine dernière avait pourtant été relativement calme, le dernier vol à main armée remontant au 30 novembre. Malheureusement, si l’on en croit les statistiques de cette fin d’année, le bilan risque fort ne n’être encore que provisoire. Sur le seul mois de novembre, 16 vols à main armée ont en effet été commis. Entre 2013 et 2014 le nombre de VAMA a lui explosé de 32%.

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