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Les deux écoles de Grand-Case, la maternelle et l’élémentaire, n’ont pas fait grève ce vendredi comme le collège de Cul-de-Sac, mais ont tenu à afficher leur solidarité. Et pour cause, la sortie programmée du collège du réseau d’éducation prioritaire les en sort aussi, ces établissements faisant partie du même réseau que Soualiga.

Comme pour le collège, qui était fermé pour grève ce vendredi, les deux écoles de Grand-Case pointent du doigt plusieurs inquiétudes quant à leur sortie du réseau d’éducation prioritaire (REP) : « moins de moyens et plus d’élèves » pour la maternelle. L’école élémentaire souligne des problèmes similaires : classes plus chargées (29 élèves par classe au lieu de 25), baisse de la prise en charge des enfants en difficulté et une diminution des moyens matériels. Cette baisse de moyens financiers et humains risque de porter préjudice à un établissement qui compte beaucoup d’élèves en difficulté. Ainsi, à l’instar du personnel du collège Soualiga, le personnel de l’école élémentaire de Grand-Case compte adresser un courrier aux autorités (présidente de la Collectivité, représentant du recteur, etc.), tout en impliquant les parents dans ce mouvement. Cependant, si les écoles de Grand-Case n’ont pas organisé un mouvement de plus grande ampleur, c’est parce qu’elles ont pris connaissance trop tard de la grève organisée à Soualiga. Les deux établissements se sont toutefois montrés solidaires du mouvement en placardant des pancartes sur leurs grilles. À noter que les écoles publiques de Cul-de-Sac et de Rambaud sont également concernées par la sortie du collège du REP.

Le recteur doit s’engager par écrit

Le représentant syndical du SNES (second degré) Laurent Bayly a pu rencontrer le recteur d’Académie Stephan Martens ce vendredi matin en Guadeloupe. « Le recteur a dit qu’il allait s’engager par écrit dans les jours qui viennent pour maintenir certains moyens », déclare le syndicaliste. Selon lui, il s’agit du maintien du nombre de postes, des effectifs et des fonds sociaux (aide sociale aux élèves), ainsi que de la non augmentation du nombre d’élèves par classe. « Notre problème, ce sont les moyens en vie scolaire qui sont essentiels. Nous ne pouvons pas faire l’impasse sur les conseillers principaux d’éducation et les assistants d’éducation car ce sont eux qui gèrent les bagarres, etc. », ajoute Laurent Bayly. Le personnel du collège et les syndicats attendent désormais l’engagement du recteur avant de décider de la poursuite ou non de leur mouvement. C’est cette semaine que la décision définitive de classement en REP doit être prise.

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