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La pêche de l’oursin blanc, autorisée cette année du 15 au 24 décembre, est réservée aux marins-pêcheurs professionnels qui doivent en outre détenir une licence pour capturer le précieux échinidé.

Afin de gérer durablement la ressource, la pêche de l’oursin blanc est extrêmement encadrée. La réglementation de la pêche maritime côtière dans les eaux qui baignent le littoral de la Guadeloupe et les îles du Nord prévoit donc que la capture du précieux échinidé peut être ouverte à partir du 15 décembre de chaque année, sur une période maximale d’un mois. Selon un arrêté préfectoral du 12 décembre 2014 pris sur la proposition du comité régional des pêches de la Guadeloupe, la pêche des oursins blancs est cette année limitée à dix jours, soit du 15 décembre au 24 décembre 2014 inclus. La capture de l’oursin blanc est en outre exclusivement réservée aux marins-pêcheurs professionnels, qui doivent détenir une licence annuelle de pêche spécifique à l’oursin blanc. Cette autorisation est délivrée par la direction de la mer et son renouvellement est soumis à une déclaration de capture. Les pêcheurs doivent également respecter une taille minimale de capture, soit 10 cm.
Le code rural et de la pêche maritime prévoit que les infractions à ces prescriptions sont réprimées par des amendes administratives et/ou pénales pouvant aller jusqu’à 22 500 €, ainsi que par la saisie du navire et de tout véhicule ou matériel ayant permis la commission de l’infraction.

Espèce emblématique mais rare

L’oursin blanc, ou chadron (tripneustes ventricosus), est une espèce emblématique de la Caraïbe, au point qu’il est surnommé « caviar des Antilles ». Cet herbivore qui vit principalement dans les prairies sous-marines, est un met particulièrement recherché surtout en période de fêtes, son prix pouvant atteindre 80 € le kilo. Mais l’oursin blanc, s’il n’est pas protégé et fait partie des ressources exploitables, reste une espèce réglementée afin d’assurer la régénération du stock. « Les observations empiriques laissent penser qu’il existe un risque potentiel pour la ressource » précise Julien Chalifour, responsable du pôle scientifique de la Réserve naturelle. En Martinique, les autorités avaient d’ailleurs interdit la pêche de l’oursin blanc pendant trois ans. Elle avait été à nouveau autorisée en 2012 grâce à un renouvellement constaté de la ressource, mais la capture reste depuis lors limitée à de rares périodes de l’année

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