Temps de lecture estimé : 8 minutes

Ce jeudi 15 janvier, M. A. comparaissait devant le tribunal de Saint-Martin pour des faits de violence sur son ex-compagne.

Le 23 décembre dernier, les gendarmes recevaient la plainte de Mme S. victime des coups de son compagnon, M. A., âgé de 21 ans. Après quatre ans de relation et une petite fille née de cette union en janvier 2014, le couple a fini par se séparer notamment parce que le jeune homme soupçonnait la jeune femme d’infidélité. En effet, ce dernier a voulu aller sur le compte Facebook de son ex-compagne. Devant le refus de cette dernière, une dispute a éclaté et M. A. a asséné plusieurs coups de poing et de pied à Mme S. devant leur petite fille. La jeune femme s’est ensuite rendue chez sa mère qui a appelé les pompiers. A l’hôpital, devant les hématomes et les douleurs de la jeune femme, les gendarmes ont demandé au prévenu de venir s’expliquer. Selon lui, Mme S. aurait été infidèle, une situation « très violente » pour lui, a-t-il déclaré. « Que s’est-il passé ce jour-là ? », lui a demandé le juge Gérard Egron-Reverseau. « J’ai voulu manipuler son téléphone, elle a voulu me le prendre des mains. J’étais fâché et je l’ai frappée. Mais je n’avais pas prévu que ma fille soit là », a répondu M. A. « Vous n’avez pas eu suffisamment de retenue pour éviter de la frapper ? », a poursuivi le juge. « Pendant quatre ans, j’ai essayé de tout lui donner », a rétorqué le jeune homme pour se défendre. « Mais vous parlez comme si elle était redevable et comme si tout était de sa faute. Et cela ne justifie pas les coups au visage », a ajouté le juge. M. A. a alors indiqué qu’il était « désolé », qu’il s’était excusé et qu’il demandait à son ancienne compagne de lui pardonner. D’ailleurs, la jeune femme, qui n’a pas demandé de dommages et intérêts, a retiré sa plainte. « Quand nous avons voulu arrêter la procédure, il était déjà trop tard », a précisé M. A. « Mais ce n’est pas parce que la plainte a été retirée que la procédure doit s’arrêter », a souligné le juge. Aujourd’hui, les deux jeunes gens ne sont plus ensemble, mais le jeune homme s’occupe toujours de sa fille et subvient à ses besoins. Le juge l’a tout de même mis en garde : « vous n’êtes plus ensemble, donc votre ex-compagne fait ce qu’elle veut. Ce n’est pas parce que vous êtes jaloux qu’il faut aller la harceler ». Le procureur s’est exprimé à son tour, indiquant que « la séparation est toujours la meilleure solution » dans des cas comme celui-là et qu’il ne comptait pas lui-même « en rajouter ». Il a donc requis une peine de 60 jours amende à raison de 10 euros par jour.

Le prévenu a été reconnu coupable des faits et condamné à une peine de 50 jours amende à raison de 10 euros par jour. « Je vous invite à garder vos distances avec la victime », a conclu le juge.


Violences conjugales : un homme interdit de « paraître » à Quartier d’Orléans

Les derniers faits se sont déroulés le 18 décembre dernier. Alors que deux des enfants de Mme V., qui vit à Quartier d’Orléans, revenaient de la boulangerie, le conjoint de cette dernière est allé à leur rencontre et s’est mis à les invectiver. Il faut savoir qu’il est le père de l’un de ces deux enfants. Mme V. est alors allée voir ce qui se passait et son conjoint s’est mis à la frapper. Le plus jeune de ses enfants a donc pris la défense de sa mère. « Je vis dans la peur depuis des années et depuis que j’ose parler, c’est pire », a déclaré Mme V. à la cour. Car les faits du 18 décembre ne sont pas isolés puisque son conjoint M. P. était aussi convoqué pour avoir menacé Mme V. de mort le 9 octobre dernier et l’avoir frappé le 8 septembre 2013. L’homme se serait aussi régulièrement rendu chez la plaignante et aurait dégradé son logement. Seule à la barre, la victime a également indiqué qu’elle ne pensait pas que M. P. pouvait « regretter ses gestes » et que ses enfants étaient perturbés par cette situation de violence. « Maman, tu en as vu assez », lui aurait déclaré le plus jeune de ses enfants. Et selon le juge, le prévenu a déclaré que c’est Mme V. qui mentait pour lui « faire des problèmes avec les gendarmes ». Mais aux urgences lors de la dernière agression, les faits sont criants : Mme V. présente des contusions et un signe de morsure sur la joue. Ces faits, l’absence et les antécédents du prévenu n’ont donc pas joué en sa faveur. En effet, ce dernier avait déjà été condamné en novembre 1994 à 6 mois de prison pour des faits de violence et séjour irrégulier sur le territoire français, l’homme étant originaire de la Dominique. Et selon la plaignante, très émue lors de l’audience, l’homme est en plus « alcoolique ».
Reconnu coupable des faits, le prévenu a été condamné à 8 mois d’emprisonnement, à dédommager Mme V. à hauteur de 10 000 euros et à l’interdiction de paraître à Quartier d’Orléans et au domicile de la plaignante pendant cinq ans.


Il frappe sa compagne parce qu’elle l’a bloqué sur Facebook

Ce jeudi 15 janvier, C.B-M, 19 ans, comparaissait devant le tribunal de Saint-Martin pour deux faits de violence. Là encore, Facebook constitue la pomme de discorde.

Les faits se sont déroulés le 18 février 2014 quand C.B-M. a frappé sa compagne. Mais on lui reprochait également d’avoir cassé un téléviseur dans le commerce du père de cette dernière 15 jours avant. Il devait payer la somme de 300 euros pour éviter de comparaître devant la cour, ce qu’il n’a pas fait parce qu’il n’avait « pas d’emploi » dit-il. Ce qui lui a valu une convocation au tribunal. Le juge Gérard Egron-Reverseau lui a demandé de s’expliquer sur les faits. « Avec ma compagne, nous étions fâchés depuis quelques jours déjà et je voulais qu’elle quitte mon domicile. Et j’ai remarqué qu’elle m’avait bloqué sur Facebook alors je me suis énervé, je suis sorti fumer et quand j’ai voulu rentrer, elle avait bloqué la porte », a-t-il raconté. Le jeune homme a fini par rentrer. « Vous l’avez frappée pour qu’elle quitte le domicile et vous l’avez menacée. Elle a dû être admise à l’hôpital avec des contusions », a ajouté le juge. Mais selon C.B-M., il n’a pas frappé la jeune femme comme elle le prétend. « Elle m’a rendu fou et je l’ai poussée contre un mur », a-t-il indiqué. Au moment des faits, le jeune homme pensait sa compagne enceinte alors que cette dernière avait eu recours à une IVG. Quant aux faits qui ont eu lieu chez le père de la jeune femme, C.B-M a expliqué qu’il s’est rendu chez lui pour lui dire qu’il ne s’occupait pas bien de sa fille. « Je me suis énervé et j’ai donné un coup de poing dans le poste de télé pour ne pas le frapper lui », a-t-il déclaré. Aujourd’hui, lui et sa compagne sont de nouveau ensemble et habitent désormais sous le même toit. A son encontre, le procureur Flavien Noailles a requis deux amendes de 500 et de 100 euros.
Reconnu coupable, C.B-M. a écopé de 15 jours de prison avec sursis et d’une amende
de 100 euros pour la contravention.


Vol en réunion : des prévenus peu loquaces

Deux jeunes gens comparaissaient ce jeudi 15 janvier devant le tribunal de Saint-Martin pour des faits de vols en réunion. Peu loquaces et peu coopératifs, ils n’ont pas favorisé la clémence du juge.

Pour rappel, dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 décembre dernier, les agents de la police territoriale du centre de vidéosurveillance ont appelé la gendarmerie, indiquant que deux jeunes étaient en train de voler un scooter à Grand-Case. Les gendarmes ont pu intervenir rapidement et interpeller les deux jeunes hommes, âgés de 19 ans. L’un d’eux était déjà connu des services de gendarmerie pour recel de vol de scooter. « Que faisiez-vous à vélo à 3 heures du matin ? », a demandé le juge à celui qui avait indiqué aux gendarmes qu’il faisait « le guet ». Difficilement, le jeune homme a fini par revenir sur ses propos devant la cour. Quant à l’autre jeune homme, il aurait repéré le scooter sur le parking de Grand-Case durant la parade de Noël, y serait retourné plus tard dans la nuit avec une cisaille et aurait tenté de coupé la chaîne de sécurité du scooter qui était « trop grosse ». C’est à ce moment que les gendarmes sont passés et que le jeune homme a pris la fuite. Et d’indiquer, tout aussi difficilement que son acolyte, que ce dernier n’avait « rien à voir dans l’histoire ». Devant les difficultés du juge à faire parler ces deux jeunes, le procureur a déclaré : « c’est un sketch ! ». « Au départ, je voulais requérir des travaux d’intérêt général, mais cela semble compliqué. Je demande donc deux mois de prison avec sursis pour les deux », a-t-il poursuivi.
Le juge les a reconnus tous les deux coupables des faits et les a condamnés à deux mois de prison avec sursis.

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.