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La cérémonie des vœux de la Réserve naturelle s’est déroulée dans une sympathique atmosphère jeudi soir, à la Maison de la Réserve à l’anse Marcel.

Pour l’occasion la Collectivité s’était mobilisée, avec la présence des vice-présidents Ramona Connor, Wendel Cocks et Rosette Gumbs-Lake, ainsi que des conseillers territoriaux René Jean-Duret et Alain Gros-Désormeaux. Le député Daniel Gibbs était là, de même que les services de l’État. Après une minute de silence en mémoire des victimes des attentats parisiens, plusieurs invités se sont exprimés sur les actions, le bilan et les perspectives de la Réserve naturelle.

Romain Perreau, qui représentait le préfet, a rappelé que l’État restait un support indéfectible de la Réserve, l’environnement restant une compétence de l’État à Saint-Martin. Il a souligné que 1,5 M€ sont d’ores et déjà réservés pour le projet de création de l’Institut de la biodiversité, dans le cadre du Contrat de développement Etat / COM.

Le député Daniel Gibbs s’est lui montré lyrique en s’adressant à l’équipe : « le travail que vous faites est la preuve que vous aimez Saint-Martin, la Réserve naturelle et ce que vous y faites».

Ramona Connor a émis le vœu que la Collectivité et la Réserve travaillent ensemble au-delà de ce qui existait déjà, et a insisté sur l’idée que les aménagements des espaces naturels étaient un moyen pertinent pour favoriser leur protection.

Le vice-procureur Flavien Noailles, qui signe l’édito du dernier journal de la Réserve naturelle, a félicité l’équipe pour toutes les actions qu’il avait pu découvrir en lisant cette publication trimestrielle : «vous diffusez votre connaissance de manière intelligente et ce journal m’a permis de bien voir ce que vous faites, les richesses naturelles de l’île, vos investigations, bravo !».

Pierre Aliotti, vice-président de l’association de gestion de la Réserve a félicité l’équipe pour «le travail extraordinaire des gardes, les études réalisées, les recherches qui s’ajoutent les unes aux autres et qui permettent d’enrichir notre connaissance du patrimoine naturel ».

Quant au directeur Nicolas Maslach il a rappelé les principaux projets dont le plus enthousiasmant est sans doute la création de l’Institut de la biodiversité, pour lequel l’étude de faisabilité est en cours de finalisation. Il faudra attendre la fin des travaux en 2017 pour inaugurer la structure, qui se présente sous la forme d’un pôle d’excellence en recherche, environnement et écotourisme. Sa vocation principale sera d’améliorer les connaissances sur les écosystèmes de notre île et leurs potentiels, avec une montée en puissance du Pôle scientifique de la Réserve et une synergie entre la recherche scientifique et universitaire, la formation professionnelle et la création de nouvelles filières de développement économique (pêche, aquaculture…). M. Maslach a également évoqué le projet européen BEST, coordonné dans la Caraïbe par le CAR-SPAW et la Réserve naturelle de Saint-Martin et dont l’objectif est d’établir un état des lieux de la biodiversité et de ses enjeux en terme de conservation dans chacun des 9 RUP et des 25 PTOM européens dans le monde. Il a enfin souhaité réaffirmer que la Réserve privilégiait la pédagogie en matière de police de la nature, «quand on verbalise, c’est vraiment que l’on a épuisé toutes les possibilités pédagogiques».

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