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 K.A. et A.M., absents à l’audience correctionnelle de jeudi dernier et déjà connus défavorablement des gendarmes, sont accusés d’avoir volé des bouteilles d’alcool dans une épicerie de Gustavia, après avoir forcé le rideau métallique de fermeture.

Vol avec effraction : ils partent en prison

K.A. et A.M., absents à l’audience correctionnelle de jeudi dernier et déjà connus défavorablement des gendarmes, sont accusés d’avoir volé des bouteilles d’alcool dans une épicerie de Gustavia, après avoir forcé le rideau métallique de fermeture. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 27 août 2014 et les gendarmes prévenus par le gérant le lendemain ont pu identifier, grâce à la vidéosurveillance du magasin « deux hommes avec des bouteilles plein les mains ». K.A. et A.M. sont des récidivistes et lors de leur interpellation ont avoué de suite le délit commis, à savoir un vol en réunion par effraction. La vidéo les montre également en repérage avant le vol, et de retour pour prendre d’autres bouteilles après avoir consommé celles du premier vol. L’avocate du gérant qui s’est porté partie civile réclame 1500 euros pour les bouteilles volées et la réparation du rideau et 700 euros pour le préjudice moral. Le tribunal en accord avec le procureur les condamne respectivement à 1 an et 6 mois de prison ferme avec mandat d’arrêt.  

En outre, K.A. comparaît à la même audience pour une autre affaire concernant des violences sans ITT et menace de mort, à l’encontre de son père. Le 20 août 2014, suite à une altercation avec son grand frère, K.A. a sorti une arme factice et a menacé son père qui a voulu s’interposer. La famille composée du couple et d’une fratrie de trois garçons dont K.A. est le cadet, habite dans une petite maison de deux pièces. Tous se plaignent du comportement agressif de K.A. et souhaitent une injonction de soins. K.A. a déjà été condamné à une amende de 300 euros et devait faire un stage de citoyenneté, pour des faits identiques. Le procureur constate une dérive et propose 3 mois de prison avec aménagement par le Juge d’Application des Peines.

Un taxi clandestin devant le tribunal

JP.F., demandeur d’emploi, comparaissait en correctionnelle jeudi dernier pour travail dissimulé, transport de personnes et absence de convention avec l’autorité compétente. Le 22 novembre dernier, lors d’un contrôle routier, les gendarmes constatent que JP.F. transporte effectivement trois personnes à bord de son véhicule personnel. JP.F. avoue effectuer occasionnellement (2 à 3 fois/semaine) des courses sur le trajet Marigot/Cul-de-Sac pour 1 euro. Sans avocat, le prévenu explique au tribunal avoir envoyé des courriers au service compétent de la Collectivité pour obtenir une autorisation de transport public et que son dossier est en attente. De plus, il dispose d’une licence pour transport de marchandises qu’il souhaite transformer en transport de personnes. Depuis son interpellation, JP.F. a cessé toute activité et se contente du RSA. Le procureur déplore lui la recrudescence de ces « taxis gipsy » punis par une amende et la confiscation du véhicule. Après délibéré, le tribunal accepte les explications de JP.F., qui semble être de bonne foi. L’affaire sera à nouveau examinée le 22 octobre prochain : le prévenu devra alors fournir les justificatifs de ses démarches administratives.

Un loyer impayé n’excuse pas la violence

Des faits de violence et de menaces de mort étaient examinés jeudi dernier au tribunal, en l’absence du prévenu et comme de sa victime. A.VP, originaire de Curaçao, est accusé de s’être introduit le 13 novembre dernier au domicile de la victime. Les gendarmes appelés sur les lieux par le voisinage constatent alors que la baie vitrée a été brisée et que A.VP se trouve dans la maison en présence de la victime, de son concubin et de leurs enfants. La victime est locataire du logement. A.VP est le neveu de la propriétaire et dit être venu pour réclamer les 18 mois de loyers impayés. « Soit tu payes, soit tu pars » avoue t-il avoir dit à la victime tout en niant les faits de violence et de menace de mort. Le tribunal informe que son casier judiciaire comporte huit condamnations pour violence et détention d’arme et qu’il est sorti de prison en 2012. Depuis, une procédure d’expulsion à l’encontre de la locataire est en cours mais le tribunal condamne A.VP à 2 mois de prison.

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