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Alors que l’épidémie de chikungunya est terminée en Guadeloupe et en Martinique, une lettre ouverte à la population de Guadeloupe vient d’être publiée par des officiels, tandis que dans les Îles du Nord, le « chik » continue de sévir.

Cette lettre ouverte a été signée par Jacques Billant, préfet de Guadeloupe, Jacques Gillot, président du Conseil Général, Jean-Claude Lombion, président de l’association des maires de Guadeloupe, Patrice Richard, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS), et Victorin Lurel, président du Conseil Régional. Ce courrier a pour but d’inciter la population à rester sur ses gardes malgré la fin de l’épidémie en Guadeloupe et convient très bien aux Îles du Nord où elle se poursuit. En effet, les officiels invitent la population à continuer à suivre les consignes de prévention et les mesures de protection diffusées tout au long de l’épidémie « pour lutter durablement contre la propagation du virus transmis par les moustiques ». Il s’agit notamment de continuer à éliminer les moustiques et leurs gîtes autour et dans le domicile en faisant contrôler les citernes, en supprimant les soucoupes sous les pots de fleurs et en vidant au moins une fois par semaine tous les récipients contenant de l’eau stagnante (vase, gouttières, etc.). La lettre recommande également de continuer à se protéger des piqures de moustiques en portant des vêtements longs, en utilisant des répulsifs pour vêtements ou cutanés, ainsi que des moustiquaires de berceau chez le nouveau-né et le nourrisson. Enfin, les officiels demandent aux habitants de signaler aux services municipaux de leur commune les lieux ou objets susceptibles de favoriser la prolifération des moustiques vecteurs de maladies et de consulter leur médecin en cas de fièvre. Cette lettre ouverte est aussi une façon de mettre la population sur ses gardes : l’épidémie est terminée en Guadeloupe, mais « la circulation du virus peut se poursuivre à partir des derniers malades, parmi les personnes non encore touchées par le virus ». A noter que le chikungunya a touché plus de 20 % de la population guadeloupéenne, causé plus de 500 hospitalisations et au moins douze décès expertisés à l’hôpital. La mobilisation de chacun « a permis de limiter l’ampleur du phénomène ».

La transmission persiste à Saint-Martin

Au cours des trois premières semaines de janvier, le nombre de cas probables ou confirmés est compris entre 20 et 30 cas hebdomadaires, chiffre plus élevé que celui observé en octobre et novembre. Le taux de positivité des prélèvements diminue, mais est encore élevé, de 69 % fin décembre à 54 % lors de la troisième semaine de janvier. Les cas incidents depuis le début de l’année semblent se concentrer préférentiellement sur les quartiers de Concordia et Agrément. Le nombre hebdomadaire de passages aux urgences pour suspicion de chikungunya est respectivement de quatre et cinq au cours des troisième et quatrième semaines de janvier. La recrudescence observée en décembre, particulièrement pendant les fêtes, ne s’est pas donc pas confirmée. Au total, il y a eu, depuis le début de l’épidémie, 5 280 cas cliniquement évocateurs de chikungunya à Saint-Martin, soit environ 13,2 % de la population.

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