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Mercredi matin, une étude relative à la mise en conformité des restaurants scolaires a été restituée à la Collectivité de Saint-Martin via la Caisse territoriale des œuvres scolaires (CTOS).

Il s’agissait d’effectuer un diagnostic exhaustif des 19 restaurants scolaires – qui ont supplanté les « cantines » – de la COM. Ces établissements sont approvisionnés par la cuisine centrale qui fournit jusqu’à 4 500 repas par jour en période de pointe. Elie Touzé, responsable qualité qui a suivi le dossier du début à la fin, indique que cette cuisine, qui a été construite en 2011, bénéficie d’un agrément sanitaire européen. Toutefois, ces 19 établissements scolaires ne se conforment pas tous à la réglementation en vigueur en matière d’hygiène et de salubrité alimentaire. « Aujourd’hui, la qualité va de la matière première à l’assiette du consommateur. Et s’il est vrai que les repas sont équilibrés, il manque quelque chose. Certains restaurants scolaires ne sont pas au niveau et il faudrait les améliorer. Il y a des améliorations à apporter à Nina Duverly par exemple, qui est un établissement très ancien », poursuit M. Touzé. Pour chaque établissement, une étude a été réalisée et les non-conformités ont été mises en exergue, photos à l’appui. «Pour certains, il s’agit de petites rénovations. Pour d’autres, il faut carrément reconstruire », ajoute-t-il. D’où le lancement de cette étude dont l’objectif est d’obtenir une mise en conformité globale des restaurants afin de garantir la sécurité des biens et des personnes concernées.

3 320 000 €

La mise en conformité de ces établissements est estimée à 4 171 258,22 euros sans la reconstruction du restaurant de l’école Nina Duverly qui, à elle seule, reviendrait à près de 960000 euros. La mise en œuvre de cette étude, c’est-à-dire la rénovation des restaurants scolaires, est cofinancée par l’Etat et la Collectivité grâce aux fonds dédiés au contrat de développement 2014-2020. Les montants programmés à ce titre sont répartis entre l’Etat (1,12 millions d’euros) et la COM (2,2 millions d’euros), soit un total de 3,32 millions d’euros. Selon les estimations financières exposées dans l’étude, il manquerait donc  851 258,22 euros pour boucler le budget, et ce, sans la reconstruction du restaurant de l’école Nina Duverly. Le projet suit toutefois son cours et aujourd’hui, un diagnostic doit être fait pour que la COM puisse prioriser les travaux. « Il nous faudra par la suite lancer les marchés pour mobiliser les crédits », indique le secrétaire général de la préfecture Matthieu Doligez. Et de préciser que les services vétérinaires ont été contactés en appui pour « assister le diagnostic et les préconisations », de même que le service territoire mer et développement durable (STMDD). « Au fur et à mesure de l’avancée des travaux, nous aurons un travail de contrôle et de conseil pour qu’une fois terminé, le chantier soit complètement aux normes », a conclu M. Doligez.

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