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Lundi dernier, une soixantaine de personnes se pressaient dans les locaux de la Réserve naturelle pour une soirée consacrée à la préparation de la prochaine campagne de suivi des pontes.

«Nous avons eu un gros succès !» s’enthousiasme Julien Chalifour qui a accueilli un public dense lundi dernier, venu s’intéresser à la prochaine campagne de suivi des pontes des tortues marines. Eco-volontaires déjà engagés sur cette mission bénévole, mais aussi nouveaux venus ambitionnant de rejoindre le programme, ils venaient de la partie française ou de la partie hollandaise pour approfondir leurs connaissances sur ces reptiles qui fréquentent nos plages afin d’y déposer leurs œufs, principalement entre mars et novembre. Biologie des espèces, actions de la Réserve naturelle en faveur de leur protection, sensibilisation du public et des scolaires, police de la nature, science participative : autant de sujets abordés qui vont permettre de bien préparer cette saison de pontes 2015 que vont suivre assidument les volontaires, chapeautés par la Réserve naturelle.

11 sites 68 volontaires

La réunion de lundi dernier était aussi l’occasion de faire le bilan de la saison écoulée. Les participants ont ainsi pu découvrir qu’en 2014, 682 patrouilles sur les sites de pontes étaient ambitionnées par la Réserve. Au total, 653 ont finalement pu être réalisées, sur un total de 11 sites, par les 68 éco-volontaires qui se sont engagés sur cette action. Julien Chalifour révélait en outre que 249 traces de tortues marines ont pu être relevées au cours de ces suivis, dont 159 pouvaient être datées de la nuit précédant la patrouille. Les tortues vertes sont les plus présentes (170 traces), suivies par les tortues imbriquées (65 traces). En revanche, aucune trace de tortue Luth n’a été observée. Les plages les plus prisées par les tortues restent Baie longue (121 traces), Baie aux Prunes (55 traces) et les rivages du lagon (25 traces).
« Les participants ont manifesté un réel intérêt pour le sujet des tortues marines, qui a fait l’objet de 2h30 de discussions » se réjouit Julien Chalifour, voyant certainement là de quoi mieux sensibiliser à la préservation de ces espèces fragiles. Il promet d’autres réunions le mois prochain, pour ceux qui n’auraient pu assister à cette première séance de l’année.

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