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Une rencontre entre l’écrivain haïtien Gary Victor et des élèves du lycée et du collège Soualiga était organisée ce lundi matin au CDI du LPO.

Le CDI du lycée des Iles du Nord était plein à craquer ce lundi matin et les élèves des deux établissements avaient préparé les questions qu’ils souhaitaient poser à l’écrivain. Une séance de questions-réponses sur le travail de Gary Victor, ses ouvrages, les thèmes de ses livres, sa culture, etc., était donc au programme de l’événement. « Avez-vous déjà eu peur de la page blanche ? », a demandé une élève. « Quel auteur n’a jamais eu peur de la page blanche ! Quand cela arrive, il faut attendre », a répondu Gary Victor. Il a également fait référence à la poésie, après la question posée par une autre élève, lui qui écrit romans et nouvelles. « Tous les auteurs haïtiens commencent par la poésie. Seuls Dany Laferrière (autre écrivain haïtien et académicien, ndlr.) et moi-même n’en avons pas fait », a-t-il indiqué. L’auteur est également revenu sur le tremblement de terre de 2010 après la question d’une élève : « Il n’était pas facile de sentir la terre se transformer en mer à chaque fois qu’il y avait une réplique. De plus, les gens cherchaient leurs proches, tout était fermé. C’était très dur ». Il a aussi évoqué, après l’intervention d’une enseignante, la vie éditoriale en Haïti. Et selon lui, « un livre a une vie en Haïti » et n’est pas destiné à rester dans une bibliothèque. En effet, il a expliqué que le pouvoir d’achat des Haïtiens n’étant pas assez fort, il lui était arrivé de voir quatre jeunes se cotiser pour acheter un de ses livres. « Le livre circule tellement en Haïti qu’il est réduit en cendres », a-t-il ajouté, soulignant par là que les Haïtiens aimaient beaucoup lire. « Haïti est aussi connue pour ses écrivains et sa littérature ! », a-t-il poursuivi.

Un écrivain prolifique

Le lycée des îles du Nord s’était donc associé au Collège Soualiga pour accueillir Gary Victor. Romancier, scénariste et journaliste, il est l’écrivain le plus lu de son pays. Ses livres sont publiés en France, au Canada et en Haïti. Il a reçu de nombreux prix littéraires dont le prix du livre insulaire à Ouessant (2003), le Prix RFO du livre (2004). En 2008, il a reçu le Prix littéraire des Caraïbes pour « Les cloches de la brésilienne ». Le lundi 9 mars dernier, il a remporté le Prix Carbet des lycéens 2015 pour son roman : « L’escalier de mes désillusions » paru en 2014. Parmi ses ouvrages, certains ont des titres évocateurs : « la Piste des sortilèges », « Le diable dans un thé à la citronnelle »,
«Treize nouvelles vaudou», etc. À (re)découvrir !

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