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Les deux voiliers échoués devant Le Pirate ont été détruits et transportés à la décharge, aux frais de leurs propriétaires.

C’est le cœur gros que les propriétaires des deux voiliers échoués sur la plage devant l’immeuble Le Pirate ont vu leur bateau détruit par une pelle mécanique, mardi après-midi pour le monocoque « Passetoutgrain » et mercredi pour le catamaran « Califa ». Ces deux épaves, mises à la côte par le cyclone Gonzalo le 13 octobre 2014, ont été réduites à un gros tas de déchets avant d’être transportées à l’écosite de Grandes Cayes. Les bateaux n’étaient pas assurés et leurs propriétaires n’avaient pas les moyens de payer les travaux de réparation. Ce sont toutefois eux qui devront régler la facture de leur destruction et de leur transport à la décharge : 7200 euros pour le catamaran et 5200 euros pour le monocoque. « Dites bien dans votre article que nous sommes désolés d’être restés si longtemps sur cette plage et que nous demandons à ceux que cela a gêné de nous excuser, mais nous n’avions pas les moyens de faire autrement, » nous a demandé le propriétaire du « Califa », en ajoutant que son assureur métropolitain avait refusé d’assurer le bateau, dans la mesure où il était dans une zone cyclonique. Gentiment, les opérateurs de la pelle mécanique ont aidé les deux hommes à récupérer ce qui pouvait avoir de la valeur à l’intérieur des épaves et l’on voyait un évier en inox, un générateur ou un four posés sur le sable.  

Deux épaves restent à traiter à Marigot

Patrick Lossec, chef de l’unité territoriale de Saint-Martin et Saint-Barthélemy à la Direction de la mer de la Guadeloupe, explique que son service a travaillé en coopération avec le service de gestion des risques majeurs de la collectivité sur ce dossier, qui se terminera par le nettoyage de la plage. Tout le travail a été assuré par Verde, gestionnaire de l’écosite de Grandes Cayes, pour un tarif revu à la baisse, les deux propriétaires sans grands moyens ayant tout perdu avec le naufrage de leur bateau, qui était aussi leur lieu de vie. Six mois après le passage du cyclone et le naufrage ou l’échouage de 65 bateaux, seules deux épaves restent à traiter à Marigot. L’une devant la centrale de dessalinisation et la seconde, quasiment immergée, devant le marché. Pour Patrick Lossec, « la solution est arrivée dans la mobilisation à chaud, en s’attaquant immédiatement et très concrètement à tous les cas ».

Un bateau échoué dans la réserve

Le seul autre bateau encore échoué sur l’île se trouve dans la Réserve naturelle. Il s’agit du voilier « Cruzan Winds », dans la passe entre Cul-de-Sac et l’îlet Pinel. La Réserve naturelle invite d’ailleurs son propriétaire à prendre contact avec ses agents pour prendre avec lui la meilleure décision. Toujours dans la Réserve, le voilier échoué sur l’îlot de Petite Clé a été remis à l’eau par son propriétaire et le voilier échoué le long de la plage de Grandes Cayes a été détruit et transporté à l’écosite par Verde, à la demande de son propriétaire.  

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