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Le collectif du quartier de Sandy Ground, qui était déjà monté au créneau en novembre dernier, interpelle de nouveau la Collectivité, indiquant que «rien n’a évolué» depuis leur première action.

Pour rappel, le lundi 17 novembre dernier, la route de Sandy Ground avait été investie par des jeunes qui jouaient au basket pour dénoncer le manque d’infrastructures sportives dans leur quartier. “Sandy Ground compte plus de mille jeunes, mais il n’y a pas de terrain pour eux. On nous a même dit que le terrain de foot était réservé “aux grandes personnes”. Rien n’est mis en place pour les jeunes du quartier, alors que c’est un quartier à risque», avait alors déclaré Cédrick André, membre du collectif, comparant Sandy Ground avec d’autres quartiers comme Marigot, la Savane, Grand-Case et Quartier d’Orléans, qui comptent plusieurs structures. «Ce n’est pas normal», avait-il ajouté. Les manifestants avaient alors envoyé un courrier ayant pour objet «le ras-le-bol des jeunes et des moins jeunes de Sandy-Ground !!!» à la présidente de la Collectivité et au préfet. Sur ce courrier, ils indiquaient qu’ils manifestaient pour «montrer (leur) colère » car, disaient-ils, ils ne disposent  “d’aucune forme de structure pour encadrer les jeunes et leur permettre d’avoir un développement des connaissances du droit civique et du respect d’autrui”. Et leur blocage a servi et a été entendu, puisque la présidente Aline Hanson et le directeur de cabinet du préfet Emmanuel Effantin s’étaient rendus sur place pour écouter les doléances et les attentes de ces jeunes. Dans un climat plus apaisé, les différentes parties avaient pu s’exprimer. Les représentants de ces jeunes avaient donc été conviés à la Collectivité pour discuter de leurs souhaits et de leurs attentes une semaine plus tard, le lundi 24 novembre. Cette réunion s’est tenue entre des habitants de Sandy Ground, la présidente Aline Hanson, des élus et des techniciens de la COM. À l’issue de cette rencontre, la délégation du quartier avait estimé que la réunion s’était «très bien passée». Les membres de la délégation s’étaient dits «satisfaits, mais vigilants». Vigilants car ils attendaient des résultats, mais satisfaits car ils avaient pu parler des jeunes du quartier et qu’ils avaient senti la COM «prête à (les) soutenir et à (les) aider pour que les jeunes puissent évoluer dans le bon sens». «Nous sommes satisfaits, mais nous restons mobilisés», avaient-ils conclu.

«Rien n’a évolué»

Pourtant, une lettre datée du 27 février à l’attention de la présidente Aline Hanson et du préfet Philippe Chopin (la préfecture a accusé réception de ce courrier le 26 mars dernier) indique que «la situation est critique», que «les travaux ont été mal faits» ou «pas faits» et qu’il n’y a depuis «aucune avancée». Et le collectif insiste sur le fait que la présidente s’était «engagée à régler ces problèmes». Ainsi, le collectif liste les travaux urgents réalisés mais pas finalisés : l’assainissement des eaux pluviales, la canalisation d’eau, l’enlèvement des poubelles et l’enlèvement des carcasses de voitures. Il y a, selon eux, des travaux qui devaient être réalisés, mais n’ont pas démarré : la mise aux normes du terrain de basket-ball, l’éclairage, etc. Le collectif demande donc deux choses : la reprise des travaux «dans les plus brefs délais» et une rencontre avec la présidente «le plus vite possible». Car, écrivent-ils, «ce retard repousse nos activités en faveur des enfants de ce quartier défavorisé». Et de poursuivre : «il y a une montée de violence sur Sandy Ground et sur tout le reste de Saint-Martin que l’on doit canaliser par les différentes activités socioculturelles, le sport, l’encadrement et le dialogue pour que nos jeunes puissent avoir un meilleur avenir». À suivre…

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