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Jeudi 2 avril, à l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, l’association SXM Autisme, la médiathèque et le Pôle solidarités et familles de la Collectivité ont organisé une animation, afin d’informer le public, pour lequel ce handicap reste souvent mystérieux.

Sachant que l’autisme touche au moins une personne sur 150, on peut estimer que 4 à 500 personnes sont victimes de ce trouble du développement sur notre île… Et que bien peu sont diagnostiquées. Natacha Liénafa, présidente de l’association SXM Autisme et maman d’un jeune Mathias de 9 ans, autiste et scolarisé, a connu le parcours semé d’embûches qu’ont suivi et que suivent nombre de parents avant qu’un diagnostic définitif soit posé. C’est dommage, car une prise en charge précoce peut permettre à l’enfant d’évoluer positivement vers un niveau d’autisme moindre. «Ils veulent communiquer, mais ils ne savent pas comment, il faut tout leur apprendre, on arrive à le faire progresser avec beaucoup de courage, de patience et d’amour» dit-elle, en indiquant les signes qui doivent alerter les parents : un enfant qui évite de vous regarder dans les yeux, qui ne réclame rien et est très calme, ou au contraire très agité et intenable, qui joue des heures de façon répétitive, qui présente des anomalies de langage…

Mozart et Einstein étaient autistes

Quelques enfants autistes sont scolarisés à Saint-Martin, soit dans la classe (CLIS) dédiée aux autistes de 6 à 12 ans et qui accueille sept jeunes, soit dans une autre classe spécialisée dans l’inclusion scolaire, soit dans une classe normale, comme Mathias, qui est deuxième de sa classe, les niveaux du handicap étant très différents d’une personne à l’autre. Certains autistes restent enfermés dans leur monde, d’autres vivent une vie quasiment normale, tout en étant qualifiés de «bizarres» par leur entourage. «Mozart et Einstein étaient autistes,» ajoute Natacha en abordant ensuite le thème du syndrome d’Asperger, apparenté à l’autisme.

Les familles choisissent parfois de quitter l’île

À Saint-Martin, le CMP est seul pour le moment à porter le diagnostic et les familles choisissent parfois de quitter l’île dans la mesure où aucune structure

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