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Près de huit mois après l’ouverture de la médiathèque de Saint-Martin, nous avons rencontré Patrick Javois, responsable, pour faire le point sur son fonctionnement.

Après plusieurs années de travaux, la médiathèque de Saint-Martin a ouvert au public le mercredi 27 août 2014, quelques jours avant la rentrée des classes. « Il y a eu beaucoup de curieux, mais aussi des gens venus spontanément, pour reprendre les habitudes de lecture qu’ils avaient à Marigot », indique Patrick Javois. La médiathèque de Saint-Martin, qui emploie quinze personnes réparties en deux groupes, est ouverte 40 heures par semaine du lundi au samedi. Elle compte plusieurs sections : l’espace périodiques, la banque de prêt (inscription, prêt, retour des documents, questions diverses), l’espace audio-vidéo avec possibilité de visionnage en groupe, la section jeunesse (livres, coin lecture et détente, ouvrages de référence, espace de travail et espace animation), l’espace multimédia avec 17 postes à disposition du public et l’espace adulte qui compte des ouvrages destinés au prêt et des ouvrages consultables uniquement sur place et l’espace référence avec une salle de travail de 80 places.

Des dizaines de références

En 2013, la base de données de la bibliothèque, dont les fonds ont été transférés à la médiathèque, a été perdue. Les données sur les fonds ont donc disparu, ce qui oblige le personnel de la médiathèque à tout ressaisir. On sait toutefois qu’aujourd’hui, la structure compte 25 553 ouvrages toutes catégories confondues, 722 CD audio, 335 DVD et 231 livres audio, le tout, pour 584 inscrits actifs et bien plus d’usagers non-inscrits. De toute façon, « il n’y a qu’une seule différence entre les abonnés et les non abonnés : les premiers peuvent partir avec un document, les autres non », précise Patrick Javois qui souligne qu’on ne peut pas se faire une idée de la fréquentation de la médiathèque à partir du nombre d’inscrits car il y a beaucoup plus de personnes qui viennent pour des recherches, des lectures, etc. Quant au public de la médiathèque, il est principalement jeune. Car la structure a mis en place un partenariat avec les établissements scolaires pour que les élèves puissent visiter l’institution. D’autre part, de nombreuses actions ont été mises en place avec les écoles : la journée internationale des droits de l’enfant, la venue de deux conteurs, l’exposition « Ecolo’Art », etc. « Nous continuons de voir ce qu’il est possible de faire et nous essayons, dans la mesure du possible, de faire un maximum de choses », ajoute M. Javois. Dans ce cadre, du 17 au 30 avril prochain, la médiathèque exposera les travaux créés par des élèves du collège de Quartier d’Orléans dont le thème est la drogue. « Tout le monde aura l’opportunité de (re)voir ces travaux par rapport à un thème qui nous touche au quotidien », déclare le responsable de la structure.

L’accessibilité : une priorité

La médiathèque travaille donc très activement avec l’Education nationale et essaye de répondre aux besoins des établissements, que ce soit en termes de livres ou en termes d’animations, mais aussi avec des organismes comme le SESSAD et Tournesol « pour n’oublier personne », souligne Patrick Javois. Car aujourd’hui, la médiathèque a deux priorités : poursuivre sa politique d’acquisition en mettant l’accent sur le fond jeunesse « pour qu’il soit le plus attractif possible afin de capter de nouveaux lecteurs » et développer la mise à disposition des documents à destination des personnes en situation de handicap. Il s’agit principalement d’ouvrages en gros caractères, audio, en braille, mais aussi de matériel acheté pour permettre aux personnes d’être plus à l’aise pour les consultations, de machines qui permettent d’agrandir les textes, de claviers adaptés, etc. « Nous travaillons actuellement sur cela et nous sommes contents car à Marigot, bien que conscients de la nécessité de  recevoir tous les publics, au vu de l’architecture du bâtiment, on ne pouvait recevoir certains publics qu’au rez-de-chaussée. Les choses sont différentes aujourd’hui puisqu’ici, nous avons un ascenseur », déclare M. Javois. Et selon lui, le fait que les gens « se croisent et se mélangent », que « les fauteuils puissent passer dans les rayons », permet de « ne plus voir le handicap ». « Nous essayons de répondre à tous avec les moyens dont nous disposons », ajoute-t-il, avant de conclure qu’il « faut poursuivre les efforts ».

    C.C.-F.

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