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Un mois après un cambriolage perpétré au préjudice d’un magasin de téléphonie à Sandy Ground, les auteurs des faits, deux hommes et une femme, comparaissaient ce jeudi devant le tribunal de Saint-Martin.

Les faits se sont déroulés le 2 mars dernier. Aux environs de 3h30, les gendarmes ont été informés qu’un vol avec effraction avait été commis au préjudice d’un commerce de téléphonie à Sandy Ground par trois personnes dont une femme. Le coffre du magasin avait notamment été dérobé pour un préjudice de 600 euros. Un témoignage a permis de confondre les individus qui ont été rapidement interpellés puis placés en garde-à-vue où ils ont avoué être les auteurs du délit. Aux gendarmes, celui que le juge nomme S. a indiqué qu’il avait pensé à commettre ce cambriolage parce qu’il voulait un téléphone et un peu d’argent. E.B. a quand à lui déclaré qu’il n’avait « rien fait dans l’histoire » et qu’il avait juste « levé le volet » du magasin. La jeune femme, R.B., absente lors de l’audience, a nié toute participation aux faits devant les gendarmes. Le problème pour E.B., contrairement à S. dont le casier judiciaire était vierge jusque là, c’est qu’il comparaissait pour la sixième fois devant le tribunal. Il avait notamment fait l’objet d’une condamnation avec peine de prison et mandat de dépôt en 2011 pour vol aggravé, et en 2013 pour les mêmes faits. En 2014, il avait écopé de deux mois de prison pour violence sur personne dépositaire de l’autorité publique. « Quel est votre problème ? », lui a demandé le juge Gérard Egron-Reverseau. « J’ai aucun problème », a-t-il répondu. « Mais vous savez que les faits que l’on vous reproche sont interdits. Pourquoi n’avez-vous pas passé votre chemin ? Pourtant, vous connaissez les conditions de détention. Vous préférez être à l’intérieur de la prison ou à l’extérieur ? », a ajouté le juge. « À l’extérieur », a répondu le jeune homme. Quant à R.B., elle avait déjà été condamnée en 2013 à une peine de prison avec sursis pour des faits de violence.

6 mois de prison

Après que le juge a relaté les faits, le procureur s’est livré à un réquisitoire aussi court qu’explicite. Il a requis une peine de six mois de prison avec sursis pour S. compte tenu de son absence d’antécédents. En revanche, « sûr de revoir E.B. prochainement » au vu de ses antécédents justement, il a requis une peine d’un an de prison ferme. Et pour R.B., qu’il estime dans « l’incapacité de dominer la violence qui est en elle », il a également requis un an de prison ferme. Reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés, ils ont tous les trois été condamnés. S. a écopé de six mois de prison avec sursis, tandis qu’E.B. et R.B. ont écopé de six mois de prison ferme. Tous trois ont également été condamnés à verser solidairement 1 000 euros au titre des dommages et intérêt au responsable du commerce qu’ils ont cambriolé

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