Ce mercredi matin, des représentants de la Collectivité retrouvaient des membres du collectif de Sandy Ground sur le terrain de basket pour prendre acte de l’évolution des travaux.

Sur place, des membres du collectif de Sandy Ground, Charles-Henri Palvair, chargé de mission au développement du sport à la Collectivité, Max Ogoundélé, directeur des services techniques, Hénoc Patrick, prévention de la délinquance, Priscillia Bade, responsable du service jeunesse, et d’autres techniciens. Selon Cédrick André, du collectif de Sandy Ground, cette réunion a permis aux différentes parties, techniciens de la COM et habitants du quartier, de se rencontrer sur le « point stratégique » que constitue le terrain de basket de Sandy Ground. En effet, pour rappel, le 17 novembre dernier, la route avait été bloquée à cet endroit par des habitants du quartier, qui allaient se former très rapidement en un collectif, pour dénoncer le manque d’infrastructures sportives à Sandy Ground. D’autres problématiques s’y sont greffées depuis : l’écoulement des eaux pluviales, le ramassage des déchets, les épaves, etc. Pour ce qui est du terrain de basket, « il faut le refaire », indique Cédrick André. Car selon lui, il a été « mal fait ». La route adjacente a été terminée il y a deux jours, nous dit-il, et des conteneurs, des sanitaires, un bureau et une salle de réunion pour accueillir familles et équipes devraient être bâtis.

« Pas suffisant »

« Ce chantier constitue une première partie, mais ce n’est pas suffisant », déclare Cédrick André. Car selon lui, l’école de Sandy-Ground compte le plus grand nombre d’élèves, ce qui signifie que le quartier compte « plus de jeunes que les autres ». « Nous sommes donc dans une zone sensible », poursuit-il. Il faut donc, dit-il, que chacun « mette la main à la pâte » pour apprendre le respect à ces jeunes, mais aussi pour lutter contre la drogue et contre « tous ces fléaux qui pénalisent non seulement Sandy Ground, mais Saint-Martin dans son ensemble ». Mais si Cédrick André et les autres membres du collectif estiment que ce n’est « pas suffisant », c’est parce qu’ils estiment être lésés par rapport à d’autres quartiers qui comptent bien plus d’infrastructures sportives et qu’il leur est difficile, disent-ils, d’utiliser le stade Albéric Richards qui se trouve juste avant le pont de Sandy Ground. D’autres soucis avaient été soulignés : l’évacuation des eaux pluviales, le ramassage des ordures et des carcasses de voitures, l’éclairage public entre la MJC de Sandy Ground et la Baie Nettlé, etc. Là encore, le collectif attend des réponses qui soient écrites « noir sur blanc ». Une action de sa part n’est pas prévue mais pourrait être envisagée « si les choses ne bougent pas ». Car, conclut Cédrick André, « il faut aménager le territoire correctement pour faire avancer les choses ».

Autres problématiques

Mais selon Charles-Henri Palvair, « il ne se passe rien de plus depuis le 17 novembre que ce qui était prévu depuis septembre 2013 ». Il explique même qu’il s’agit là en fait de la « fin d’un processus dans lequel est venu s’intercaler le blocage du 17 novembre et les revendications du collectif », mais que les représentants de la COM n’étaient pas là ce mercredi matin à cause de ce blocage. En fait, lors de sa prise de fonction en septembre 2013, M. Palvair avait été prévenu par le conseiller territorial en charge des sports Alain Gros-Désormeaux que le terrain de basket de Sandy Ground devait être sa première priorité. Mais depuis, d’autres problématiques se sont posées : eau, tuyauterie, voisinage, voirie et rues auxquelles il est difficile voire impossible d’accéder pour le ramassage des ordures, etc. Le terrain de basket est donc pour lui un « épiphénomène ». En revanche, ce qui est crucial, dit-il, c’est la jeunesse saint-martinoise qui « a besoin d’espace, peu importe le quartier, pour pouvoir fonctionner ». Et de souligner également le besoin d’un encadrement d’éducateurs. Pour ce faire, indique-t-il, la COM en recrute et en forme « pour permettre à des gens compétents d’encadrer de manière qualitative la jeunesse saint-martinoise ». « Voilà ce qui se fait. Et ça n’a pas commencé le 17 novembre », conclut-il.

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