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Ce jeudi matin, E.M., 20 ans, comparaissait au tribunal de Saint-Martin pour le cambriolage d’une école et pour usage de stupéfiants

Le cambriolage a eu lieu dans la nuit du 9 au 10 novembre dernier au préjudice de l’école élémentaire Quartier d’Orléans 2. Plusieurs objets ont été dérobés : un caméscope, un chronomètre, deux appareils photo, un mégaphone, six chargeurs pour tablettes numériques et des plastifieuses. Ces vols ont été précédés d’actes de dégradation. C’est le concierge de l’établissement qui a constaté ces détériorations, les portes ayant été forcées et chaque pièce fouillée, et la présence de traces de sang dans les toilettes. Le sang a été prélevé et des analyses ont été faites, révélant que l’ADN était celui d’E.M. Le jeune homme a été très rapidement interpellé, placé en garde-à-vue et entendu. Il a expliqué qu’il était avec deux autres individus et qu’il avait bien commis ces faits. « Est-ce par désœuvrement que vous avez commis ce cambriolage ou est-ce que vous vouliez voir comment les choses se passaient dans une école primaire car vous ne vous en souveniez plus ? », a demandé le président du tribunal Gérard Egron-Rerverseau. « Nous avions bu. Et vers deux ou trois heures du matin, je me suis retrouvé dans une situation où il m’était impossible de fuir », a répondu E.M. « Admettons que vous vous soyez trouvé piégé par une situation. Rien ne vous obligeait à entrer dans l’école », a poursuivi le juge. Et d’autant plus, a-t-il ajouté que le jeune homme avait déjà été condamné à 18 mois de prison avec sursis le 3 avril 2014. Pour sa défense, son avocat a indiqué qu’il s’agissait là de « faits véniels » relevant de la « potacherie » et d’ « actes de gamins qui ont trop bu ». « En volant ces objets, E.M. n’avait pas l’intention de faire fortune », a-t-il déclaré. Le jeune homme a par ailleurs indiqué qu’il avait trouvé du travail, qu’il était en CDI, et il a demandé « une dernière chance » au juge. Il a aussi précisé qu’il avait arrêté l’usage de stupéfiants. Car lors de la perquisition menée à son domicile quelques jours après le cambriolage, de l’ecstasy a été retrouvée dans sa chambre.
Le procureur a requis une peine de six mois de prison ferme à l’encontre d’E.M. Verdict le 4 juin prochain.

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