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Jeudi dernier, J.B. était jugé au tribunal de Saint-Martin pour des faits de violences commis sur un policier territorial.

Le 8 février 2015, alors qu’un policier territorial était en poste rue de la Liberté à Marigot pendant la parade du carnaval des enfants, il a été sollicité pour intercepter un véhicule qui roulait en contresens. L’agent s’est donc mis en travers de sa route, mais s’est rapidement rendu compte que le conducteur n’avait pas l’intention de s’arrêter. Il a donc dû se précipiter sur le côté pour éviter d’être percuté. Identifié par la plaque minéralogique du véhicule qu’il conduisait, le jeune homme, J.B., a été interpellé. Aux gendarmes qui l’ont interrogé, ce dernier a expliqué qu’il était allé faire de l’essence et qu’il s’est retrouvé coincé dans les bouchons à cause du carnaval. Il a donc décidé de faire quelques mètres à contresens sur la rue de la Liberté pour rejoindre la rue du Général De Gaulle. Quand les gendarmes lui ont demandé pourquoi il n’avait pas ralenti à la vue du policier, J.B. a répondu qu’il ne s’était « rien passé », qu’il n’avait pas vu de policier et que les agents de la police territoriale « ne font que (lui) chercher des problèmes ». « Je crois que je vais porter plainte contre eux », a-t-il également déclaré. Mais il ne s’est pas arrêté en si bon chemin et a renchéri : « Peut-être qu’ils boivent trop de bière et ne savent pas ce qu’ils disent », a-t-il ajouté. Sauf que le jeune homme a déjà une infraction inscrite à son casier judiciaire : la conduite d’un véhicule sans permis… Le policier territorial qui a failli être percuté s’est quant à lui porté partie civile et a réclamé 500 euros de dommages et intérêts.
Absent lors de l’audience, J.B. a été reconnu coupable des faits. Il a été condamné à deux mois de prison avec sursis et à verser 500 euros de dommages et intérêts au policier.


Une explication qui tourne en bagarre

R.M. comparaissait jeudi dernier au tribunal de Saint-Martin pour vol précédé de violences ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de douze jours.

Les faits ont eu lieu le 13 avril 2014. La victime, J.B. a expliqué qu’il était sorti pour acheter à manger lorsqu’il a vu R.M. qu’il pensait en prison. Ce dernier se serait approché de lui et lui aurait donné un coup sur la tête et un coup alors qu’il était à terre, puis lui aurait volé les clés de sa voiture. Entendu par les gendarmes, R.M. a nié cette version des faits. « J’ai essayé de parler avec lui au sujet d’un vol au domicile de ma sœur. Il m’a alors poussé. Mais je ne lui ai rien volé », a-t-il déclaré. Il a toutefois reconnu qu’il y avait eu une bagarre et qu’à l’origine, R.M. voulait s’expliquer avec J.B. « C’est lui qui m’a frappé le premier », a ajouté R.M. « Il n’était peut-être pas approprié d’aller le voir pour avoir une explication avec lui », a alors souligné le président du tribunal Gérard Egron-Reverseau. « Mais tout le monde dit que c’est lui qui est entré chez ma sœur. Elle a même porté plainte », a répondu R.M. Et si rien ne permet de dire que ce dernier a effectivement volé la voiture de J.B., « il faut se méfier des on-dit », a toutefois poursuivi le juge. « Trouveriez-vous juste que je vous condamne parce que tout le monde dit que vous avez volé la voiture de J.B. ? ». « Non », a répondu R.M.
Le jeune homme a été reconnu coupable, mais les faits ont été requalifiés – puisque le vol n’est pas avéré – en violences ayant entraîné une incapacité temporaire de travail. R.M. a écopé d’un mois de prison ferme.


Vols à main armée : deux ans de prison et un mandat d’arrêt

Deux braquages avaient eu lieu le 1er juillet 2014 à la Baie Nettlé au préjudice d’un hôtel et d’une boulangerie. L’auteur des faits, absent lors de son procès, était jugé ce jeudi 23 avril par le tribunal de Saint-Martin. Il a écopé de deux ans de prison ferme et un mandat d’arrêt a été émis à son encontre.


Un SDF interdit de territoire

Jeudi dernier, un homme sans domicile fixe, L.F., était jugé, en son absence, au tribunal de Saint-Martin. Lors d’un contrôle de gendarmerie mené le 8 mars dernier à Sandy Ground, les gendarmes ont vu un homme prendre la fuite à pied avec une sacoche en bandoulière. Ils l’ont rapidement rattrapé et ont trouvé dans sa sacoche 86 sachets contenant de l’herbe de cannabis. Entendu par les gendarmes, L.F. a expliqué qu’ayant des difficultés financières, il se livrait à l’achat et à la revente de cannabis pour 60 dollars par jour. N’ayant ni titre de séjour ni domicile, l’homme a fait l’objet d’un mandat d’arrêt et d’une interdiction de territoire français d’une durée de cinq ans.

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