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Lundi dernier, le personnel du bloc opératoire du CH de Saint-Martin était en grève pour dénoncer  « l’attitude méprisante et irrespectueuse » de la hiérarchie. Le mouvement a été suspendu jusqu’à la réunion du 13 mai prochain.

L’avenir de ce mouvement de grève n’était pas certain ce lundi et le personnel du bloc opératoire, qui assurait toutefois un service minimum, ne s’était pas immédiatement prononcé sur une sortie de crise. Le responsable syndical Joinesse Bique avait même indiqué qu’il pouvait se poursuivre jusqu’au 8 mai, date de la visite à Saint-Martin du chef de l’Etat. Puis, à l’initiative d’un médecin du bloc, le directeur de l’hôpital a reçu les grévistes, ce qui les a décidé à mettre en suspend leur mouvement. « Le personnel reste mobilisé et sa détermination entière mais, dans le souci de ne pas pénaliser les patients qui attendent leur intervention, ils ont pris la décision d’attendre le 13 mai », indique M. Bique dans un communiqué. Car le 13 mai, une rencontre est prévue entre le personnel, le syndicat et la direction de l’hôpital, et ce, en présence de la médecine du travail et de l’inspection du travail. Le personnel ajoute aussi que « si le 13 mai, à la fin de la rencontre prévue, nous n’avons pas une décision permettant le retour à la sérénité dans le service, la grève sera reconduite ».

Les causes du conflit

Selon un tract distribué par la section syndicale CGTG du centre hospitalier Louis Constant Fleming, la hiérarchie du personnel du bloc recourt « à l’intimation, aux pressions de toutes sortes et au flicage ». Et de poursuivre que « le service du bloc opératoire, qui est quand même le nerf de l’hôpital, est en grève à cause de problèmes relationnels avec l’encadrement ». Dans le tract, mais aussi dans le discours de M. Bique, la notion de souffrance au travail est récurrente. Selon lui, elle est « déjà palpable » et la situation est « en passe d’entraîner des risques psycho-sociaux », ainsi que des risques de baisse d’un accompagnement de qualité des patients. D’ailleurs, il précise que quatre à cinq personnes, voire plus, sont actuellement en arrêt maladie. La CGTG et « le personnel souffrant du bloc » estiment donc que le chef d’établissement « n’a pas pris l’ampleur des difficultés qu’ils vivent au quotidien ».

« De l’huile sur le feu »

Mais malgré la suspension de la grève, le personnel reste sur le qui-vive puisque dans le communiqué de M. Bique, il est indiqué : « Nous avons entendu une explication des plus malhonnêtes de notre directeur aux informations, tendant à discréditer nos collègues en grève.  Il met “de l’huile sur le feu”, mais nous ne rentrerons pas dans son jeu et lui répondrons le 13 au cours de la réunion ». En revanche, la solidarité est aussi mise en avant et les grévistes se disent « fiers » du soutien reçu de la part de leurs collègues et des praticiens de l’établissement. « Au cours de notre grève une patiente qui avait été déprogrammée est restée toute la matinée auprès de nous, sans aucune animosité envers nous, en espérant que mercredi, elle pourrait être opérée », écrivent-ils aussi. Et de conclure que c’est donc pour elle et pour tous les autres patients que le personnel « fait ce geste », car ce personnel, « contrairement à ce que l’on veut faire croire, est encore une fois professionnel, soucieux de sa mission et conscient que les patients comptent sur lui ».

A suivre le 13 mai prochain…

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