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La semaine dernière les membres du Conseil économique, social et culturel bénéficiaient d’une présentation officielle du PLU, dans la version finalisée qui avait fait déjà l’objet d’une concertation publique au mois de mars.

Le Plan local d’urbanisme (PLU) était présenté le 5 mai dernier aux membres du Conseil économique, social et culturel (CESC), à la demande de son président Georges Gumbs. Mi-mars le PLU faisait en effet l’objet d’une nouvelle concertation publique où une version finalisée était présentée à la population (notre édition du 20 mars). Mais le CESC, qui avait été saisi sur le projet de PLU par la Collectivité au début des travaux, n’avait pas bénéficié de présentation officielle… Petit rattrapage le 5 mai à la CCISM, où les grandes lignes de l’organisation future de notre territoire étaient à nouveau présentées, mais cette fois devant l’instance consultative de la Collectivité. Chargé de mission et pilote de l’opération PLU / Code de l’urbanisme, M. Duprat a donc rappelé le calendrier d’élaboration du PLU et les étapes qui restent à franchir avant de le rendre exécutoire. « Le PLU et un bilan des concertations doivent être présentés lors du prochain conseil territorial » détaillait le technicien de la Collectivité. Seront ensuite saisies les personnes publiques associées, comme le veut la procédure : Etat, CCISM et CESC auront trois mois pour donner un avis sur le PLU. En septembre, le PLU donnera lieu à une enquête publique durant un mois et c’est à ce moment là que les préoccupations individuelles liées au classement de tel ou tel terrain pourront à nouveau être examinées. Un rapport sera ensuite fourni par le commissaire enquêteur et le PLU sera soumis aux élus pour approbation finale fin 2015.

Encore beaucoup de questions

Le projet de PLU pour Saint-Martin programme l’urbanisation du territoire pour 13.000 habitants supplémentaires d’ici une quinzaine d’années, soit 50.000. Sa principale caractéristique, qui tient compte de l’exiguïté du territoire et donc de la pression exercée sur les milieux naturels, consiste à permettre d’élever des bâtiments sur des hauteurs jusque là inexistantes ici, afin de densifier les zones déjà construites. Les membres du CESC ont donc fait état de leurs questionnements et inquiétudes : la notion de ZAC dans le PLU, la prise en compte des risques naturels, la question du timeshare intégré ou non dans la zone touristique U6… Puisqu’il va réglementer les constructions futures, « le PLU n’a pas vocation à régler l’existant » voulait néanmoins rappeler le technicien de la Collectivité.
Au mois de mars la concertation publique avait quelque peu tourné au vinaigre, certains propriétaires terriens s’estimant spoliés en découvrant que certains de leurs terrains étaient classés en zone naturelle où il ne sera pas possible de construire, ou si peu. Des interrogations du même ordre sont apparues mardi dernier auprès de certains membres du CESC. Pour pacifier le débat, le technicien de la Collectivité a voulu rappeler que « le PLU pourra évoluer dans le temps ». En outre, M. Duprat a interpellé le CESC sur une réflexion qu’il appartient aux élus de mener : « le PLU pourrait introduire un zonage dans les zones ». Par ailleurs la nécessité de disposer d’une carte comparative entre le POS et le PLU a été plusieurs fois soulevée, afin d’avoir une vision claire de ce qui changera.

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