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Voilà qui a suscité des sourires béats chez les élus qui avaient demandé au gouvernement une habilitation à réformer le RSA, dont le poids financier handicape lourdement la Collectivité.

C’était l’une des attentes phare des élus. Après la création d’une commission et le lancement d’un audit pour évaluer l’impact du RSA, la Collectivité avait transmis au gouvernement en juin 2014 une demande d’habilitation pour réformer cette prestation, qu’elle paye à la CAF de ses propres deniers : endettée de 29 millions d’euros, auxquels s’ajoutent les 16 millions d’euros annuels que représente le seul versement de l’allocation en 2014, la Collectivité avait donc réclamé de pouvoir adapter localement le calcul et les conditions d’attribution du RSA. En octobre 2014, le conseil territorial était allé un peu plus loin en adoptant un prélèvement fiscal de 30% sur cette prestation. Vendredi dans son discours, Aline Hanson s’est même fendue d’une requête franche : « je vous demande Monsieur le président, d’effacer cette dette du RSA ». Autrement dit, d’oublier l’ardoise des 29 M€. « Je ne suis pas venu ici pour annuler les dettes » rétorquait François Hollande, promettant néanmoins de « rééchelonner et reconsidérer » ce dû. En revanche, il a fait une autre promesse : « vous pourrez, par voie d’habilitation, obtenir l’adaptation des règles du RSA ici à Saint-Martin ». Autrement dit « c’est vous qui déciderez et vous pourrez maîtriser largement la dépense ». Plus tard dans la soirée, une élue du conseil territorial se disait « très contente » : le dossier du RSA est en effet un véritable cheval de bataille pour la vice-présidente en charge du pôle Solidarité et Famille, Ramona Connor, qui a déjà effectué deux visites à Paris pour défendre son dossier. Reste à connaître la position du gouvernement sur le projet d’imposition du RSA, mesure qui n’est pas dénuée de tout risque juridique. Sur ce point François Hollande ne s’est pas exprimé précisément.

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