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Le jeudi 7 mai dernier, D.M. comparaissait au tribunal pour des violences ayant entraîné une interruption temporaire de travail sur son ancienne compagne.

 

 

La jeune femme ne s’est pas constituée partie civile, mais a demandé une mesure d’éloignement. Les faits ont eu lieu le 8 mars dernier après une dispute sur la plage qui a dégénéré une fois le couple rentré à son domicile puisque la victime a été blessée à l’épaule. Devant les juges, le prévenu a expliqué que les choses ne se sont « pas vraiment passées comme ça ». Ce dernier a indiqué que son ex-conjointe est rentrée chez elle – D.M. y vivait depuis deux mois – après une dispute et qu’il a voulu entrer pour récupérer quelques affaires puisqu’il n’avait rien sur lui. Mais la jeune femme l’a mis à la porte et a mis ses affaires dans une valise. « Elle m’insultait et me frappait alors j’ai tiré sur la capuche de son sweatshirt pour qu’elle arrête de me donner des coups ». Il a également précisé qu’il n’était pas ivre, mais qu’il avait vu « quelques verres ». Un voisin a alors entendu des bruits, des cris et des pleurs. Il est sorti de chez lui et a vu D.M. qui secouait la jeune femme. Interrogé, ce témoin a expliqué qu’il avait demandé au prévenu de « la lâcher ». Il a également déclaré que D.M. était ivre et ne tenait pas des propos cohérents. Le juge a alors demandé au prévenu si c’était la première fois que son ex-compagne prenait ses affaires et le mettait à la porte. « Oui », a-t-il répondu. Quant à la jeune femme, elle s’est exprimée brièvement devant le juge, expliquant que D.M. lui avait « fait très peur ». « Heureusement que le voisin est sorti car je ne sais pas ce qui se serait passé », a-t-elle poursuivi. Le vice-procureur a estimé que le couple, qui était ensemble depuis deux ans, était en mésentente et que les choses ont « explosé ». Pour lui, il est donc « inutile » d’accabler davantage D.M. Il a donc requis une peine-amende de 60 jours à raison de 10 euros par jour. L’avocat du prévenu a qualifié le geste de son client de « maladroit ». Le verdict sera rendu le 4 juin prochain.


Condamnée pour conduite sans permis

Madame D. comparaissait au tribunal de Saint-Martin le jeudi 7 mai dernier pour usage de cannabis et conduite sans permis.

La jeune femme, qui est titulaire d’un permis jamaïcain, a été contrôlée le 20 avril dernier par des agents de la police aux frontières, alors qu’elle conduisait un véhicule muni de plaques de Sint Maarten. Les policiers lui ont demandé ses papiers d’identité, mais il s’est avéré qu’elle ne détenait qu’un récépissé d’une demande de carte de séjour périmé depuis la veille. Ils ont également retrouvé sur elle un pochon contenant deux grammes de cannabis. Interrogée par le juge, elle a répondu qu’elle ne savait pas que fumer de l’herbe était interdit et qu’elle avait trouvé ce pochon sur la plage. « Décidément, on trouve de tout ici ! », a ironisé le juge. Comme Mme D. a déjà été condamnée pour conduite sans permis, le juge lui a également rappelé qu’elle n’avait pas le permis français et qu’il lui était impossible de conduire avec un permis étranger plus d’un an sur le sol français. Or, la jeune femme vit à Saint-Martin depuis 20 ans. En larmes, elle a donc déclaré qu’elle n’avait « pas d’argent pour aller le chercher » et a répété à plusieurs reprises que passer le permis coûtait « cher ». Pour l’obliger à cesser de conduire dans ces conditions, le vice-procureur a requis une peine de 15 jours de prison avec sursis. « La loi, c’est la loi », a répondu Mme D.
Pour la mettre en garde et parce qu’elle a déjà été condamnée pour les mêmes faits, le juge l’a condamnée à 15 jours de prison avec sursis.


Recel de scooter volé : un homme relaxé

C.A., qui travaille à Sint Maarten mais vit côté français, comparaissait au tribunal le jeudi 7 mai pour recel de scooter volé.

C’est le 9 avril dernier que des gendarmes mobiles, lors d’une opération de contrôle, ont décidé de contrôler un homme qui conduisait un scooter signalé comme étant susceptible de provenir d’un vol. En vérifiant le numéro de série, il est apparu que le deux-roues avait bel et bien été volé en 2013. Dans la procédure, a indiqué le juge Gérard Egron-Reverseau, les photos montrent que le scooter n’était pas en bon état, qu’il n’avait ni rétroviseur ni batterie, que le Neiman avait été forcé, que la couleur n’était pas d’origine et qu’il ne portait pas de plaques d’immatriculation. « Je leur ai dit que ce n’était pas mon scooter. Je l’ai emprunté à un ami du côté hollandais parce que je voulais éviter les embouteillages pour rentrer chez moi après le travail. C’est la première fois que je l’utilisais », a déclaré C.A. un peu énervé. « Mais vu son état, vous auriez pu vous douter qu’il avait été volé », a répondu le juge. C.A. a alors expliqué que son ami venait d’acheter le deux-roues, qu’il n’avait pas encore reçu les papiers du véhicule et qu’il était tout aussi choqué d’apprendre que celui-ci était volé. Le vice-procureur a requis une peine-amende de 200 euros à l’encontre de C.A. « Je comprends et je paierai l’amende », a alors répondu le jeune homme. Mais le juge a alors estimé qu’il n’y avait « pas suffisamment de preuves » pour considérer que C.A. pouvait savoir que le scooter avait été volé. Il l’a donc invité à porter son casque à l’avenir et à bien s’assurer de la provenance des véhicules qu’il emprunterait. C.A. a été relaxé.

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