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Suite au départ de Pascal Drampe, le commandement de la Police aux Frontières de Saint-Martin est exercé depuis le 1er mai par Jean-Luc Deras. Fraîchement débarqué sur le territoire, il confie ses premières impressions.

Le commandement de la PAF était vacant depuis le mois de mars suite au départ de Pascal Drampe.  L’ouverture du poste avait donc motivé un certain Jean-Luc Deras qui, depuis la Direction Départementale de la Sécurité Publique à Bordeaux, a vu là l’occasion de réitérer une expérience ultramarine dont il avait gardé un excellent souvenir : « entre 1993 et 1998 j’ai passé quatre ans en Guadeloupe et ce sont les plus belles années de ma vie » confie d’emblée le nouveau commandant de la PAF. En poste depuis le 1er mai, il aurait dû arriver un peu plus tard mais la visite présidentielle du 8 mai l’a motivé à accélérer son installation. Jean-Luc Deras a également éprouvé le contexte ultramarin à Mayotte entre 2010 et 2012, où il était alors directeur adjoint de la Sécurité Publique. A Saint-Martin depuis seulement trois semaines, Jean-Luc Deras avoue qu’il n’a « pas de jugement particulier ». Déjà rompu au fonctionnement des institutions excentrées de l’Hexagone, l’homme se dit « plutôt observateur » et prend tranquillement ses marques. Il entend d’ailleurs « ne pas tout chambouler » et veut travailler avec « des agents qui se sentent bien ». Il se dit également satisfait d’avoir trouvé au SPAF de Saint-Martin « un service avec des gens de bonne volonté ».

LA COOPÉRATION, UNE «DÉCOUVERTE»

Alors Gardien de la Paix, Jean-Luc Deras est reçu en 1989 à l’Ecole Supérieure des Officiers de Nice. Lieutenant, il peut ensuite intégrer le corps du commandement en Guadeloupe, au Havre puis à la Sécurité Publique en Seine-Saint-Denis où il chapeautera la brigade d’investigations. En 2005 il intègre la Direction Centrale de la Sécurité Publique à Paris, avant de repartir à Mayotte en 2010 puis à Bordeaux il y a trois ans. Le policier prend donc les commandes de la PAF avec l’aisance de l’expérience. Un nouveau challenge l’attend néanmoins : celui de la libre circulation des biens et des personnes qui caractérise notre territoire : « cela rend les choses particulièrement intéressantes » confie Jean-Luc Deras, encore plongé dans les textes pour appréhender ce terrain bien particulier : « la coopération avec le côté hollandais va être une découverte ». Une façon de travailler qui semble néanmoins le stimuler : « j’ai déjà pris attache avec le chef de la police de Sint Maarten et j’ai toujours aimé travailler en synergie avec d’autres services ». Une synergie qu’il aura tout le loisir de pratiquer avec le traité de coopération policière adopté au mois de mars par l’Assemblée Nationale.

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