Le sénateur de Saint-Martin s’est rangé à l’avis de la commission des lois du Sénat, qui a modifié le texte adopté en mars à l’Assemblée nationale visant à lutter contre l’abstentionnisme électoral.

Lors de la séance publique du 21 mai au Sénat, Guillaume Arnell (groupe RDSE) a plaidé en faveur de la modification de la proposition de loi déjà adoptée à l’Assemblée nationale. Ce texte, comme annoncé par François Hollande au mois d’octobre dans le cadre du choc de simplification, prévoyait la réouverture exceptionnelle des délais d’inscription sur les listes électorales en prenant en compte les demandes d’inscription déposées jusqu’au 30 septembre 2015, afin de lutter contre l’abstentionnisme électoral et en vue des prochaines régionales. Suivant son groupe RDSE et le rapporteur de la commission des lois Pierre-Yves Collombat, le sénateur de Saint-Martin s’est prononcé en faveur de la modification du code électoral, proposition adoptée par le sénat lors de la séance publique du 21 mai. En effet, les sénateurs préfèrent permettre aux électeurs ayant déménagé de s’inscrire sur la liste électorale de leur commune de résidence après la clôture annuelle des inscriptions, quel que soit le motif du changement de domicile. « Près de trois millions de Français qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales, auxquels il faut ajouter 6,5 millions de personnes « mal-inscrites », c’est-à-dire qui ne sont pas inscrites sur la liste électorale du bureau de vote rattaché à leur domicile » soulignait Guillaume Arnell. Pour le sénateur de Saint-Martin ce phénomène « touche pratiquement tout le monde à un moment donné » et fait de ces mal-inscrits « des abstentionnistes malgré eux ». Il a en outre rappelé que « parmi les Français qui ont déménagé en 2014, seul un électeur sur cinq s’est réinscrit dans sa nouvelle commune, contre un sur deux en 2013. »
S’il reconnaît que l’objectif de la proposition de loi votée par l’Assemblée nationale est « louable », il estime que cette « mesure ponctuelle, exceptionnelle n’est certainement pas le meilleur moyen d’y remédier, d’autant que le problème est récurrent ». Pour Guillaume Arnell c’est donc l’article L. 30 du code électoral « qu’il faut supprimer ». En validant l’approche retenue par la commission des lois du Sénat, il affirme ainsi avoir préféré suivre une motion « particulièrement intéressante puisqu’elle propose une solution pérenne et beaucoup plus simple ».  
A noter que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a lui souhaité le retour au texte initial, jugeant que la proposition du Sénat ne pourrait pas être mise en œuvre à temps pour le scrutin des régionales, le texte devant à nouveau être présenté en seconde lecture à l’Assemblée nationale.

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