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Du 18 au 22 mai dernier, quinze jeunes en recherche d’emploi ont été initiés aux métiers de l’entretien et de la petite réparation locative. Une initiative de la Semsamar baptisée « S’em ta route ». Bilan.

 

Le but de cette initiative de la Semsamar est double : assurer au sein de ses  résidences un service de qualité à ses locataires pour ce qui est des petites réparations et  de l’entretien, tout en contribuant à l’insertion professionnelle et sociale des jeunes. A noter qu’outre la Semsamar et son entreprise d’insertion EME, plusieurs partenaires avaient accepté de se mobiliser autour de ce projet innovant : Pôle Emploi, l’Union régionale des structures d’insertion par l’activité économique (URSIAE), le CGIL, l’entreprise Steiner et la société ATP. A Quartier d’Orléans, à Concordia et à Agrément, ces quinze jeunes qui résident dans des logements de la Semsamar ont donc eu un premier contact avec différentes professions : plomberie, peinture, espaces verts, maçonnerie, etc. Des jeunes gens ont été recensés par le biais d’associations de locataires de la SEM et quinze d’entre eux ont ensuite été sélectionnés. Il s’agissait là, selon Hubert Gorizia de l’Entreprise de maintenance et d’entretien (EME), d’une « mesure de mise en situation professionnelle pour tester leur envie de travailler et leurs capacités professionnelles ». « La SEM a souhaité que des jeunes sans emploi puissent s’inscrire dans un parcours d’insertion durable », a indiqué Marcena Jasaron, qui s’occupe de la gestion locative à la Semsamar et représentait Wendel Cocks, président, lors du bilan de l’opération, présenté vendredi dernier à la presse. Ces quinze jeunes bénéficieront ensuite d’un suivi.

UN «COUP DE POUCE»

Lors du bilan de l’opération « S’em ta route », Hubert Gorizia a souligné le fait que la Semsamar avait donné une « chance » à ces jeunes, mais qu’il leur fallait maintenant « pousser des portes ». « Les choses ne tombent pas du ciel. Il faut vous battre pour avoir ce que vous voulez », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il leur était possible, à leur niveau, de faire bouger les choses, notamment au sein des quartiers et par le biais d’associations. « N’attendez pas sur la COM, n’attendez pas sur la SEM, comptez sur vous-mêmes », a-t-il poursuivi. Interrogés, les jeunes ont déclaré qu’ils avaient apprécié ce « coup de pouce », mais tous ont souligné qu’ « une semaine, c’est trop court ». L’un d’eux a toutefois déclaré que cette opération lui avait donné « plus de motivation pour aller de l’avant ». Enfin, Hubert Gorizia leur a rappelé que « ce n’est pas parce qu’on a fait de la plomberie pendant deux jours qu’on est plombier. Il faut vous former ». Cette première opération, qui constitue « une première pierre » à l’édifice de l’insertion sociale et professionnelle, devrait déboucher sur des activités « plus pérennes » par la suite. Un dispositif d’immersion en entreprise de deux à trois mois sera notamment organisé au profit de jeunes qui « auront démontré les aptitudes et la motivation nécessaires ». Une régie de quartier ou une aide à la création de micro-entreprises sont également envisagées.

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