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Une embarcation transportant 524 kilos de majijuana a été interceptée dans la nuit du 3 au 4 juin à 250 kilomètres de Saint-Martin, par une frégate des forces armées au Antilles.

Dans la nuit du 3 au 4 juin derniers, la frégate de surveillance Ventôse des forces armées aux Antilles est intervenue à 130 milles nautiques au sud-ouest de Saint-Martin pour intercepter le caboteur Lady Margaret battant pavillon d’Anguilla et suspecté de trafic de drogue. Après avoir obtenu l’autorisation de l’Etat du pavillon, conformément à l’article 17 de la convention de Vienne de 1988, l’équipe de visite de la frégate Ventôse a pris le contrôle du caboteur dont « l’équipage s’est montré coopératif », rapportent la préfecture de Martinique et le commandement des forces armées aux Antilles. Quelques minutes après le début des recherches, des ballots d’herbe composés de marijuana ont été saisis. La cargaison est estimée à 524 kilogrammes de produits stupéfiants, ce qui représente selon les autorités, « près d’un million de doses qui ne circuleront pas dans les rues ». La saisie porte le bilan de cette année 2015 à plus de 5,8 tonnes de drogue interceptées en mer par l’action conjointe des services français dans la zone maritime Antilles.
 
LUTTE CONTRE LE TRAFIC DE DROGUE
 
Cette saisie a été rendu possible suite à la mise en place d’un renseignement reporté aux autorités françaises par l’agence interministérielle de lutte contre le narcotrafic aux USA – la Joint Inter Agency Task Force – South (JIATF-S) de Key West (Floride) et enrichie par la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). L’embarcation suspecte avait été localisée et suivie grâce au concours d’avions de patrouille maritime américains.
Mardi dernier, la frégate Ventôse a accosté à la base navale militaire de Fort-de-France, où l’antenne Caraïbes de l’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) a récupéré puis détruit la cargaison de drogue. Agissant dans le cadre de l’Action de l’État en mer, les forces armées aux Antilles opèrent régulièrement de manière coordonnée avec les autres administrations françaises ainsi que ses partenaires étrangers de la Caraïbe, pour réprimer les trafics de drogue en haute mer. Ces opérations sont placées sous l’autorité de Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Martinique, délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer aux Antilles et conduites depuis le centre opérationnel interarmées implanté à Fort-de-France par le contre-amiral Georges Bosselut, commandant supérieur des forces armées aux Antilles et commandant de la zone maritime Antilles. Cette opération entend illustrer la détermination de l’action interministérielle menée par la France pour lutter contre le trafic de produits stupéfiants en zone maritime Antilles.

Saint-Martin, la drogue et les médias
 
Jeudi matin, pour certains médias nationaux, la drogue a été saisie « au large de Saint-Martin ». Une chaîne nationale de télévision s’est même fendue d’une carte satellite zoomant sur notre île, entretenant ainsi sa réputation médiatique de plaque-tournante de la drogue. Or dans ce cas précis, la saisie de drogue menée par les forces armées s’est située à 240 kilomètres au sud-ouest de notre territoire… C’est donc au « très » grand large que la saisie a été faite, dans la mer des Caraïbes, qui rappelons-le n’appartient pas qu’à Saint-Martin. Quant au bateau intercepté, il battait pavillon Anguilla.
 

Braquages : 2 jeunes interpellés
 
Mardi soir vers 18 heures, deux jeunes auteurs de vols à main armée ont été interceptés par une patrouille de gendarmerie mobile. S’il s’agissait au départ d’un contrôle, puisque les individus roulaient à scooter sans casque, leur refus de se soumettre aux injonctions a motivé un contrôle plus poussé une fois les fuyards rattrapés. « L’un d’eux détenait une arme de poing » détaille le capitaine de gendarmerie Emmanuel Maignan. Ils ont été placés en garde à vue dans la foulée. Lors de l’audition, l’un des deux jeunes gens a avoué sa participation à pas moins de six vols à main armée sur ces trois dernières semaines. Il a été conduit jeudi en Guadeloupe pour être présenté au parquet de Basse-Terre. Son comparse, un mineur de 17 ans ½, a lui confirmé sa participation à deux braquages. Déjà connu des services de gendarmerie pour des faits similaires, il a été présenté jeudi au juge des enfants. 
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