Vendredi dernier l’Ordre des Avocats organisait sur le parvis du tribunal une matinée d’accès au droit. Les avocats présents ont répondu gratuitement à toutes les questions.

Consulter un avocat n’est pas à la portée de tout le monde, par manque de moyens financiers, ou tout simplement parce que l’on ne sait pas toujours quels sont ses droits. Cette année l’Ordre des Avocats de Guadeloupe, dont dépendent les avocats de Saint-Martin, a initié une « caravane du droit ». Des temps de rencontre avec la population qui peut s’entretenir gratuitement avec un conseil, quel que soit le type de préoccupation. Après deux éditions en Guadeloupe, la troisième « caravane » se déroulait vendredi dernier à Saint-Martin, devant le tribunal. Une quinzaine d’avocats avaient répondu présents et ont reçu toutes les personnes qui se sont présentées, pour ensuite les informer, les guider et les orienter. « C’est une tradition du barreau que d’être solidaires » soulignait vendredi Jamil Houda, bâtonnier de l’Ordre venu de Guadeloupe pour l’occasion. « Donner de son temps est un acte citoyen qui participe aussi de la régulation sociale » ajoutait l’avocat, oeuvrant pour « ne laisser personne sur le carreau ». Successions, indivisions, problèmes de famille, droit du travail, constituent généralement les principales préoccupations des personnes en recherche de conseil.
 
PÉRENNISER LE DISPOSITIF
 
A Pointe-à-Pitre, où la « caravane du droit » avait suscité une belle affluence, des consultations gratuites et régulières ont été mises en place. « À Saint-Martin nous envisageons également cela, mais pour le moment nous manquons de locaux » regrette la bâtonnier. L’extension du tribunal, avec le projet de création d’une chambre détachée du TGI de Basse-Terre, pourrait y remédier. D’autant qu’à Saint-Martin, les points d’accès au droit n’existent pas encore : « cela induirait un financement public » précise maître Houda. Il appartiendrait donc à la Collectivité de mettre en place cette permanence d’avocats. A noter que les personnes à faibles ressources peuvent toujours s’adresser au bureau d’aide juridictionnelle.
Quant à la caravane du droit, elle repassera à Saint-Martin, mais pas avant 2016. Parions qu’entre-temps, le tribunal de Saint-Martin pourra connaître les évolutions promises par le président de la République.
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