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L’incendie a non seulement menacé sérieusement les habitations situées à proximité, mais il a aussi détruit 15 hectares d’un patrimoine naturel digne d’intérêt.

La zone qui a été en partie ravagée par les flammes est en effet classée en ZNIEFF : zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Elle est d’ailleurs intégrée dans le zonage du projet de PLU comme site naturel devant être préservé de toute construction.  
La colline de Red Rock est en effet l’un des rares derniers massifs boisés de Saint-Martin. Le site est « d’une grande diversité écologique » et constitue « une entité remarquable du point de vue paysager », indique le dossier de la ZNIEFF, qui présente un inventaire de la biodiversité végétale et animale témoignant de la richesse de ce milieu naturel. Avec plus de 180 espèces végétales xérophiles et quelque 25 espèces animales vertébrées de la faune aviaire et terrestre, les enjeux environnementaux sont forts dans cette partie de Saint-Martin. D’ailleurs, le dossier de la ZNIEFF de Red Rock alerte sur les menaces récurrentes qui fragilisent cet écosystème. Et de citer notamment « les incendies à répétition au départ d’une décharge ».  
A noter que Saint-Martin compte cinq ZNIEFF (massif de Red Rock, massif de Pic Paradis, Ilet Tintamarre, Babit Point, et Tintamarre mer). Ce ne sont pas de réels dispositifs de protection des milieux naturels, mais des inventaires de la richesse de ces sites, reconnus par le Museum National d’Histoire Naturelle de Paris et également répertoriés dans le cadre de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel.
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