Temps de lecture estimé : 3 minutes
La préfecture de Région et l’ARS Guadeloupe / Saint-Martin / Saint-Barthélemy, signalent 13 cas de ciguatéra depuis le début de l’année dans l’archipel.

Depuis le début de l’année 2015, l’Agence régionale de santé (ARS) et la DAAF (direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt) ont enregistré des épisodes d’intoxications alimentaires dues aux ciguatoxines contenues dans les poissons, ayant fait 13 malades. Les intoxications de ces derniers mois, constatées en restauration commerciale et lors de l’achat de poissons à l’étal, se concentrent en particulier sur la consommation de carangues et plus particulièrement de la carangue jaune (yellow jack) qui semblerait de plus en plus présente sur nos côtes. La pêche et la vente de ce poisson sont pourtant strictement interdites.
Pour rappel la ciguatéra est une intoxication alimentaire provoquée par la consommation de certains poissons prédateurs vivant à proximité ou dans les récifs coralliens abîmés, contaminés par une toxine produite par une micro algue (gambierdiscus toxicus) présente dans ces mêmes récifs.
 
DES SYMPTÔMES RAPIDES
 
Dans la majorité des cas, les symptômes apparaissent entre 1 à 4 heures après le repas, plus rarement au-delà de 24 heures. Les douleurs abdominales, nausées, vomissements et diarrhées sont les symptômes digestifs les plus courants. Peut également se manifester un prurit de la paumes des mains et plantes des pieds qui peut parfois se généraliser. Les autres symptômes possibles sont des troubles de la coordination et de l’équilibre, des hallucinations, céphalées, vertiges, engourdissements, fourmillements surtout au niveau des extrémités et du visage. Le patient peut se plaindre de sensations de brûlures ou de décharges électriques au contact d’objets froids. Il peut aussi présenter une bradycardie, une hypotension ainsi que des douleurs musculaires, articulaires et une fièvre.
 
BIEN IDENTIFIER SON POISSON
 
Une identification précise des espèces permet de limiter les risques d’intoxication. Il convient donc que chacun, pêcheur ou consommateur, soit vigilant vis-à-vis des espèces pouvant présenter un risque : les pêcheurs, qu’ils soient professionnels ou amateurs, doivent savoir reconnaître sans faute les différentes espèces vénéneuses, ou susceptibles de l’être compte tenu de leur taille. Le but étant de les écarter de la vente.
Quant aux consommateurs ils doivent rester vigilants sur l’origine du poisson qu’ils achètent. En cas de doute, il ne faut pas hésiter à interroger le poissonnier ou le pêcheur afin de se faire préciser l’espèce ainsi que le lieu de pêche. En cas de troubles après un repas de poissons, il convient de consulter son médecin rapidement et de conserver les restes du repas au congélateur. Leur analyse permettra, le cas échéant, d’identifier l’origine de l’intoxication.
 
Poissons vénéneux : vente et pêche interdite
Il y a quelques mois les services vétérinaires de Saint-Martin et Saint-Barthélemy avaient diffusé une plaquette répertoriant les poissons vénéneux dont la vente et la pêche sont interdits :

Barracuda ou Becune
Grande Sériole
Sériole Limon ou Babiane
Carangue jaune
Chilomycterus
Sphéroïdes
Diodons
Carangue Noire
Carangue Franche ou Bleue
Carange Gros Yeux ou Bleue
Carange Gros Yeux ou Mayol
Murène ou Congre Vert
Pagre Dents de Chien
Vieille à Carreaux
Vieille Morue
Vieille Blanche
Vieille Varech
Vivaneau Oreille Noire
Pagre Jaune

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.