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Membre du sanctuaire Agoa, grande aire marine protégée des Antilles françaises dédiée à la protection des mammifères marins, Saint-Martin pourrait tirer son épingle du jeu grâce à l’activité du Whale watching.
 
 

Nous sommes fiers d’appartenir à ce sanctuaire. » Vendredi dernier, à l’occasion d’une conférence dans ses locaux, la présidente de l’Office de tourisme Jeanne Rogers-Vanterpool se félicitait de la relation qui existe entre Saint-Martin et le sanctuaire Agoa. Dans sa volonté de promouvoir le territoire et de diversifier toujours plus les activités afin de se différencier de la concurrence, la présidente de l’Office de tourisme juge qu’un tel outil de conservation peut devenir « un outil de développement durable pour notre île. » Romain Renoux, responsable de la coopération régionale de la Réserve naturelle et correspondant Agoa dans les îles du Nord, estime également que ce potentiel permet d’élargir le lien existant entre patrimoine naturel et tourisme. « Le patrimoine naturel de Saint-Martin est un attrait pour le tourisme. Il est important de mettre en valeur les mammifères marins qui sont souvent mal connus. » Le correspondant Agoa en veut pour preuve le nombre important de plaisanciers et de touristes qui séjournent régulièrement dans nos eaux et sur la terre ferme. Romain Renoux ajoute que désormais, les visiteurs « veulent voir des baleines, des dauphins et des tortues dans leur élément naturel. »
Si le Whale watching représente indéniablement une manne touristique et donc économique pour Saint-Martin, il convient toutefois de rappeler aux amoureux des cétacés que leur observation, quand elle n’est pas réalisée de façon respectueuse, peut être source de dérangement pour ces grands animaux marins.
 

Agoa : un parlement de la mer
 
Deuxième plus grande aire marine protégée française après le Parc national de la mer de Corail en Nouvelle-Calédonie et d’une superficie de plus 140 000km2, le sanctuaire Agoa tire son nom de la mère de l’esprit des eaux dans la mythologie amérindienne : Maï d’Agoa. Créé en 2012, ce sanctuaire s’étend sur l’ensemble de la zone économique exclusive (ZEE) des Antilles françaises et est piloté par un conseil de gestion réunissant 53 membres. Saint-Martin – en raison de la diversité de ses activités nautiques –  y est bien représenté. On retrouve notamment Jeanne Rogers-Vanterpool et Kate Richardson, présidente et directrice de l’Office de tourisme, Ramona Connor, 2ème vice-présidente de la COM, mais aussi d’autres acteurs de la mer dont le 1er whale watcher local Stéphane Mazurier. Le 6 novembre, ce parlement de la mer se réunira à Saint-Martin.
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