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Hier mardi, Grand-Case et Victor Schœlcher ont été dignement célébrés. La traditionnelle messe et le défilé ont évidemment été suivis par les allocutions officielles.
 
 

Il aurait soufflé aujourd’hui ses 211 bougies. Comme chaque année, la fête de Grand-Case a été l’occasion pour les Saint-Martinois de saluer la vie et le combat contre l’esclavage de Victor Schœlcher. « Un événement culturel très attendu par toute la population », a souligné la présidente de la Collectivité Aline Hanson. « Grand-Case se veut le village séculaire de Saint-Martin où se perpétuent les valeurs et les coutumes chères à notre peuple. » La présidente n’a pas manqué de souligner également tous les atouts que représente Grand-Case pour l’économie touristique, en particulier grâce à « la qualité de sa gastronomie. » A ce titre, la présidente a formulé le vœu que les restaurateurs fassent un geste symbolique pour la saison touristique à venir en employant dans leurs établissements « au moins un jeune formé au lycée des îles du Nord ».
Régulièrement confronté à des problèmes de montées des eaux, comme l’a rappelé Patricia Chance-Duzant, représentante du Conseil de quartier n°2, Grand-Case représente surtout une terre d’avenir pour Saint-Martin : l’explosion commerciale de Hope Estate, l’inauguration de l’abattoir, l’agrandissement prévu de l’aéroport, la rénovation des résidences de Chevrise ainsi que la construction de la cité scolaire. Autant de projets en cours et à venir qui font dire au député Daniel Gibbs au cours d’un bref speech que « Grand-Case a quelque chose de spécial et cette fête est un  événement particulier à mes yeux depuis toujours. » Pour le parlementaire, « la fête de Grand-Case contient l’essence même de l’esprit de Saint-Martin », à savoir cette convivialité amicale et familiale qui donne à notre Friendly island toutes ses lettres de noblesse.
 
« Rester mobilisés et intransigeants »
 
Dernière appelée à la tribune et non des moindres, la préfète Anne Laubiès était naturellement « ravie » de participer à sa première fête de Schœlcher, « cet homme d’Etat français qui fût député de la Martinique et de la Guadeloupe et qui a contribué à l’abolition définitive de l’esclavage dans les colonies françaises », aux côtés de François-Auguste Perrinon (auteur de la brochure sur Saint-Martin parue en 1847 et intitulée Résultats d’expérience sur le travail des esclaves, ndlr). La représentante de l’Etat a ensuite fait un parallèle entre le passé et le présent en abordant la question de l’esclavage moderne. « Il y a encore de nos jours des millions de personnes qui vivent dans l’asservissement. C’est pour cela que nous devons sans cesse rester mobilisés et intransigeants quant au respect de la dignité humaine. »
Après les discours des officiels, la fête de Grand-Case a naturellement repris son cours, un cours moins magistral et plus récréatif autour des nombreuses animations ludiques et autres concerts organisés dans le village. Fidèle à la tradition, cette fête du 21 juillet s’est achevée sous une pluie multicolore de feux d’artifices.
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