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Jeudi dernier une réunion se tenait en préfecture afin d’évoquer la situation des agriculteurs confrontés à un grave épisode de sécheresse.
 
 

La préfète Anne Laubiès recevait jeudi dernier les représentants de la filière agricole. Ces derniers entendaient présenter les difficultés rencontrées suite à l’important déficit pluviométrique qui s’est installé depuis le début de l’année à Saint-Martin. La Chambre consulaire interprofessionnelle (CCISM) s’était déplacée en force, avec le chef de projet Julien Gumbs, la directrice Maggy Gumbs et l’un des vice-présidents, Dorvan Cocks. La Collectivité, également sollicité par la filière agricole, était représentée par des techniciens. Ainsi que nous le relations dans nos colonnes la semaine dernière (notre édition du 17 juillet), les éleveurs déplorent déjà la perte d’une douzaine de têtes de bétail, la pénurie d’eau et d’herbe fraîche mettant les bovins en souffrance. Les nouveaux nés et les vaches qui ont récemment vêlé sont particulièrement fragilisés. Certains éleveurs sont contraints de faire venir du fourrage de Puerto Rico, avec le surcoût que cela représente pour une filière déjà en mal d’existence.
 
Monter un dossier
Mais les représentants du monde agricole vont devoir être un peu plus convaincants pour tenter d’obtenir des aides. « Nous avons été écoutés » concède Julien Gumbs. Mais « on nous a demandé un rapport détaillé sur lequel je travaille et que nous  remettrons en fin de semaine ». Ce rapport permettrait également de déterminer si la situation des agriculteurs saint-martinois peut les rendre éligibles à une indemnisation au titre de calamité agricole. « Nous allons tenter de faire cette demande » confirme le chargé de projet à la CCISM. En cas de pertes occasionnées par des événements météorologiques d’importance exceptionnelle, et contre lesquels aucune protection suffisante n’a pu être mise en œuvre, une indemnisation au titre de calamité agricole peut en effet être sollicitée. Elle concerne uniquement les productions et les biens non assurables. A noter que les agriculteurs doivent néanmoins justifier d’une assurance qu’elle quelle soit (multi-risque, incendie, bâtiment….) et couvrant les éléments principaux de l’exploitation.
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