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Vendredi dernier, la plage de Baie Orientale a été ratissée par la police aux frontières avec l’appui de la gendarmerie.
 
 

A 9 heures du matin vendredi dernier, le groupe de voie publique de la PAF a procédé à un contrôle des vendeuses ambulantes sur la plage de Baie Orientale, avec l’aide de la gendarmerie. Sur les quinze contrôles qui ont pu être menés, « six personnes se trouvaient en infraction avec la législation » relate le commandant de la PAF, Jean-Luc Deras. Ces vendeuses, communément appelée « doudous », se trouvaient en situation illégale sur le territoire.
Quatre d’entre elles, des Jamaïcaines, ont été expulsées et reconduites à l’aéroport de Juliana. Les deux autres font l’objet d’une convocation : « leur situation sera examinée et pourrait également déboucher sur des expulsions » précise le policier. La marchandise des vendeuses a été saisie et sera confiée à des associations caritatives.
 
DES COMMERÇANTS SATISFAITS
La PAF réalise régulièrement des descentes sur la plage de Baie Orientale, où l’afflux de touristes suscite la convoitise de ces vendeuses illégales qui traversent la frontière bien qu’elles n’aient pas l’autorisation de se trouver sur le territoire français. Outre la concurrence illégale exercée à l’encontre des vendeuses déclarées, qui ont elles l’autorisation de la Collectivité pour exercer sur la plage, les techniques d’approche de ces « doudous » font l’objet de vives critiques tant de la part des touristes que des commerçants qui voient leur clientèle importunée. « Elles ont des méthodes de vente agressives et des vols nous sont rapportés » souligne le commandant de la PAF, qui a diligenté la descente de vendredi dernier suite « au mécontentement » des opérateurs qui exercent sur la plage. Alors forcément, la vue des forces de l’ordre a été chaleureusement accueillie : « des touristes ont même applaudi » sourit le policier.
La présence de ces vendeuses en situation illégale reste malheureusement un fléau sur le site le plus touristique de la partie française. Leur réseau est organisé de sorte que des véhicules complices garés en bord de plage leur permettent de prendre la fuite à la vue des forces de l’ordre. Elles tentent ensuite de s’enfuir par la route du Galion et celles qui y parviennent… reviendront le lendemain.
 

 
FAITS DIVERS EN BREF
 
 
Philipsburg : un homme blessé par balles
Dimanche matin vers 8h30, un homme d’origine jamaïcaine d’une quarantaine d’année s’est rendu au poste de Police bien que grièvement blessé par des coups de feu dans le secteur de Backstreet. Il a été pris en charge au Sint Maarten Medical Center dans un état jugé inquiétant. Les forces de police auraient retrouvé six impacts de balles sur le secteur. Le motif de ces tirs et le nombre de personnes impliquées dans cette affaire n’est toujours pas connu.
 
Un pilote de Jet ski secouru après 6 heures dans l’eau
Jeudi, vers 10h40, le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de sauvetage Antilles Guyane (CROSS AG) était contacté par son homologue de Curaçao pour signaler un jet ski en difficulté. Le pilote était parti de Saba pour rallier Sint Maarten. Tombé à l’eau il a pu lancer un appel de détresse car équipé d’une VHF portable. Le CROSS a donc organisé une opération de sauvetage avec un aéronef, un navire français ainsi que les garde-côtes de Sint Maarten. Repéré par l’avion le jet skieur a été secouru par le bateau des douanes françaises, après avoir passé 6 heures dans l’eau. Outre la radio qui lui a permis d’alerter les secours, l’homme portait un gilet de sauvetage, ce qui lui a valu de flotter de longues heures en lui sauvant la vie.
 

Décès du policier Gamali :
Aline Hanson dénonce « une tragédie »
« La tragédie qui s’est déroulée en partie hollandaise, durant laquelle un policier a été tué dans une fusillade lors d’un braquage, nous a tous considérablement bouleversés. Au nom du Conseil territorial de Saint-Martin, je présente à la famille, amis et proches de Benjamin Gamali, toutes nos condoléances dans cette douloureuse épreuve. Je souhaite que toute la transparence des faits soit établie lors de l’enquête, et que le(s) responsable(s) encourent des peines exemplaires prévues par l’institution judiciaire de Sint Maarten. Ce type de comportements irresponsables qui a conduit au décès d’un policier dans l’exercice de ses fonctions doit être sévèrement puni. S’attaquer aux forces de l’ordre est un acte anti républicain qui ne doit jamais se reproduire, sous peine d’une dérive sociétale qui mènerait à la constitution de zones de non-droit sur notre territoire. Le respect de l’autorité policière doit être valorisé, afin que cette dernière poursuive ses missions de protection de la population dans des conditions de sécurité maximales. Le Conseil territorial rend donc un hommage appuyé au policier Benjamin Gamali, et assure de ses pensées à l’ensemble de ses collègues policiers de Sint Maarten ».
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