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A Oyster Pond, les pratiques offensives de vendeurs de timeshare dérangent les riverains, qui souhaitent dénoncer les nuisances subies au quotidien.

Sur l’île un touriste est toujours susceptible de se faire aborder par des vendeurs de timeshare, principalement dans la rue. Il lui est proposé de gratter un ou plusieurs billets de loterie. Si le premier est perdant le second sera nécessairement gagnant, puisque la démarche commerciale consiste à attirer le chaland dans le resort où se trouve l’équipe de vente, afin qu’il puisse récupérer son cadeau. Le défi de ces vendeurs – ou OPC « Off-Premises Consultants » – consiste ainsi à attirer un maximum de clients potentiels sur le lieu de vacances où est commercialisé le timeshare. Pour ce faire, les pratiques peuvent être offensives. A Oyster Pond, côté français, elles perturbent la quiétude des résidents confrontés quotidiennement à l’activité de ces jeunes gens installés le long de la route, sans autorisation d’occupation du domaine public. « Je n’ai rien contre le timeshare, c’est même une activité qui est importante pour l’économie de l’île » rapporte ce riverain qui a souhaité porter la voix d’un mécontentement généralisé sur son secteur. Il entend en effet dénoncer des pratiques sauvages qui nuisent à la quiétude des résidents.
BRUIT, SALETÉ, DANGER…
« Ces vendeurs hèlent les touristes qui circulent en voiture, dans un sens comme dans l’autre » rapporte le résident d’Oyster Pond. Une attitude qu’il juge dangereuse : « un jour il y aura un accident car cela perturbe la circulation routière, parfois ils bloquent la route pour arrêter les voitures ». L’installation sauvage en bord de route est aussi pointée du doigt : « véhicules garés sur les places de parking des résidents ou devant, fauteuils, parasols c’est un véritable camping devant nos maisons ». L’homme dénonce également des comportements très désagréables pour les riverains : « ils jettent des mégots de cigarette dans les jardins, partent en laissant des déchets, urinent devant les boîtes aux lettres et font beaucoup de bruit ». « Nous avons déjà appelé les gendarmes, ils sont venus, mais rien ne change» regrette le riverain, qui aimerait bien que les autorités prennent des dispositions pour faire cesser ces troubles à l’ordre public entachant la sérénité de ce quartier résidentiel.
 
 
Occupation du domaine public sans autorisation
Récemment, la Collectivité avait diffusé par voie de presse un rappel de la réglementation concernant l’utilisation du domaine public sans autorisation préalable, rappelant que les contrevenants s’exposent à des contraventions. Le domaine public est en effet constitué de l’ensemble des biens non susceptibles d’appropriation privée : voies, trottoirs, places, jardins, espaces ouverts ou fermés affectés à une utilisation publique. A ce titre, l’occupation privative du domaine public, à titre temporaire, est soumise à autorisation préalable et doit faire l’objet d’une demande auprès des services de la Collectivité. Les contrevenants à ces règles s’exposent à une amende de la 5ème classe, décrite par l’article R 116 -2 du Code de la voirie routière. Sont donc punis d’une amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe ceux qui :
1° – Sans autorisation, auront empiété sur le domaine public routier ou accompli un acte portant ou de nature à porter atteinte à l’intégrité de ce domaine ou de ses dépendances, ainsi qu’à celle des ouvrages, installations, plantations établis sur ledit domaine ;
2° – Auront dérobé des matériaux entreposés sur le domaine public routier et ses dépendances pour les besoins de la voirie ;
3° – Sans autorisation préalable et d’une façon non conforme à la destination du domaine public routier, auront occupé tout ou partie de ce domaine ou de ses dépendances ou y auront effectué des dépôts ;
4° – Auront laissé écouler ou auront répandu ou jeté sur les voies publiques des substances susceptibles de nuire à la salubrité et à la sécurité publiques ou d’incommoder le public ;
5° – En l’absence d’autorisation, auront établi ou laissé croître des arbres ou haies à moins de deux mètres de la limite du domaine public routier ;
6° – Sans autorisation préalable, auront exécuté un travail sur le domaine public routier ;
7° – Sans autorisation, auront creusé un souterrain sous le domaine public routier.
A titre d’exemple, le montant de l’amende pour les contraventions de la 5e classe est de 1500€ au plus, montant qui peut être porté à 3000€ en cas de récidive lorsque le règlement le prévoit.

 
Animaux en divagation : les éleveurs invités à se responsabiliser
 
La préfecture met en garde les automobilistes et les propriétaires de bétail en divagation face à une recrudescence constatée de ce phénomène.
 
Croiser une vache qui se promène placidement sur la chaussée offre un cachet sympathique et bucolique au paysage local. Mais c’est aussi extrêmement dangereux pour les automobilistes, comme pour l’animal. Depuis quelques semaines les usagers de la route sont régulièrement confrontés à des animaux en divagation qui cherchent pitance et breuvage. « Ce phénomène de divagation peut s’expliquer par la raréfaction des points d’eau et le manque de nourriture du fait de la sécheresse, qui conduit les animaux à chercher de nouveaux lieux de pâturage » indique la préfecture dans un communiqué. L’animal peut également se trouver hors de la propriété de l’agriculture à cause « d’une absence de surveillance ou du mauvais état de la clôture lorsque celle-ci est présente ».
La préfecture entend donc rappeler la réglementation, dans la mesure où la présence de ces animaux « représente un réel danger pour les usagers de la route, en étant susceptibles de causer des accidents et des dégâts aux propriétés ». Les propriétaires d’animaux sont avisés que l’article 1385 du Code civil notamment, prévoit l’engagement de leur responsabilité en cas de dommages occasionnés par leurs animaux. « Les éleveurs sont donc invités à prendre les dispositions nécessaires afin de ne pas être confrontés à de telles situations » rappelle la préfecture, qui recommande « la plus grande prudence aux usagers de la route ».
 

EN BREF
Vol à main armée à Hameau du pont
Mercredi, à 12h40, un homme a été dépossédé sur la voie publique de sa chaîne et de son collier en or à Hameau du pont, en face de la supérette Full House. Le voleur le visage recouvert par la capuche de son sweat-shirt et une paire de lunettes de soleil, aurait menacé sa victime à l’aide d’une arme de poing mais n’aurait commis aucune violence. Le détrousseur a ensuite réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des forces de l’ordre. Le préjudice est estimé à 3100 dollars. L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de la Gendarmerie.
 
Un taxi percute un quad
Mardi vers 16 heures, un accident de la circulation est survenu à la Baie Orientale. Alors qu’ils cherchaient à traverser la chaussée, les deux occupants d’un quad, des vacanciers, ont été percutés par un taxi qui circulait dans le sens Quartier d’Orléans-Marigot. Seul le passager du quad a été blessé dans l’accident. Souffrant de la cheville gauche, ce touriste australien a été évacué vers le centre hospitalier. Les dépistages d’alcoolémie réalisés sur l’ensemble des conducteurs se sont révélés négatifs. La procédure est entre les mains de la brigade de Marigot.
 
Un fumeur d’herbe interpellé
Lundi, les gendarmes mobiles implantés à la Baie Nettlé ont interpellé à Sandy Ground un consommateur de stupéfiants en flagrant délit. L’intéressé, en possession d’une dizaine de grammes d’herbe de cannabis, a été remis à la brigade de Marigot. Le fumeur de « roulées » a été libéré le jour même avec une composition pénale.
 
Braquage dans un supermarché de Philipsburg
Mardi dernier vers 19h30, trois hommes armés ont pénétré dans un supermarché situé sur Cannegieter Road à Philipsburg. Ils ont sommé le caissier de leur remettre de l’argent, avant de le molester. La victime, blessée à l’avant-bras et à l’épaule, a dû être transférée au Sint Maarten Medical Center. Un client du supermarché s’est également fait dérober ses effets personnels, mais il n’a pas été agressé.
 
Trouvé mort à son domicile
Jeudi un homme du nom de Micheal Jeffers a été trouvé mort à son domicile situé dans le secteur de St Perters côté hollandais. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du décès.
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