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Jeudi le conseiller territorial Jules Charville avait initié une rencontre avec le conseil d’administration de SZV, organisme social de Sint Maarten notamment chargé du paiement des retraites.
 
 

Dans les années 80 et 90, nombreux sont les Saint-Martinois qui ont travaillé outre-frontière: l’industrie hôtelière notamment, y était pourvoyeuse de nombreux emplois. Sur leurs fiches de paie, étaient donc prélevées des cotisations retraites. Mais à l’âge de quitter le marché de l’emploi, beaucoup constatent aujourd’hui ne percevoir aucune pension. Ces anciens salariés «Dutch Side» n’y ont en fait, pas droit. Saisi de cette question, l’élu Jules Charville avait demandé à rencontrer les représentants de SZV Social & Health Insurances, l’organisme social de Sint Maarten notamment chargé de verser les pensions de retraite. Jeudi le conseil d’administration a donc franchi la frontière pour venir expliquer au conseiller territorial les raisons de ce silence pécuniaire et les moyens d’y remédier. A noter que ces dysfonctionnements relatifs au reversement des retraites aux salariés domiciliés sur la partie française ayant travaillé et cotisé sur la partie hollandaise avaient déjà été évoqués au mois de juin, lors d’une rencontre entre les élus de la Collectivité et la nouvelle mandature du parlement de Sint Maarten. Le gouvernement du côté hollandais avait alors proposé que la commission Public Health, Social Development, Labour travaille en collaboration avec le pôle Solidarité & Familles de la Collectivité afin de dégager des solutions. « A la sortie de cette réunion, je m’étais rapproché d’un des dirigeants de SZV pour travailler sur ce dossier » détaille Jules Charville.
 
DES SALARIÉS MAL INFORMÉS
Jeudi après deux heures de réunion dans l’enceinte de la CCISM, l’élu en savait un peu plus sur les raisons de ces blocages. Aujourd’hui, sur les 7.000 retraités de Sint Maarten, 150 sont français et perçoivent correctement leur dû. « Ce sont des salariés plus récents qui ont été bien informés sur les conditions à respecter pour percevoir leur retraite » indique Jules Charville. Mais pour tous les autres qui attendent ? « Ils auraient été mal informés à l’époque où ils ont été embauchés, pour la plupart avant 1995 ». A Sint Maarten, pour percevoir sa retraite, il faut en effet justifier d’une domiciliation sur le territoire néerlandais et disposer d’une identité fiscale. « Aujourd’hui les salariés français qui travaillent côté hollandais sont bien informés, mais il y a plus de 20 ans, les Français ne l’étaient pas » note le conseiller territorial, qui s’est vu remettre les documents de Sint Maarten détaillant la réglementation en la matière.  
 
QUELLES SOLUTIONS ?
SZV est ouvert au dialogue et Jules Charville s’en dit d’ailleurs « satisfait ». L’histoire de ces anciens salariés remonte à une période où Saint-Martin comme Sint Maarten n’étaient sans doute pas aussi zélées dans les procédures administratives. On ne se posait alors pas vraiment de questions, tant du côté des employés que des employeurs… « Il y a des possibilités de régularisation et il a été proposé de guider les anciens salariés pour étudier chaque dossier au cas par cas ». Les personnes concernées sont donc invitées à se rapprocher de la caisse de retraite de Sint Maarten pour faire valoir leurs droits. Mais probablement qu’elles seront en retour invitées à contribuer au revenu fiscal de la partie hollandaise, comme partout, on n’a rien sans rien.
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