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Dans une lettre ouverte adressée à la préfète déléguée de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, l’ancien conseiller territorial soulève « le manque d’effectifs, d’organisation et de respect à l’égard de la population saint-martinoise en matière de sécurité civile. »
 
 

Un problème que Louis Mussington qualifie de « récurrent dans notre territoire de la Collectivité de Saint-Martin ». Après un bref rappel de la Loi n° 96-369 du 03/05/96 relative aux services d’incendie et de secours (SDIS), ainsi que de l’une des « principales missions » du « Principal représentant de l’Etat », qui n’est autre que la garantie de la sécurité des biens et des personnes sur notre territoire, l’ancien conseiller territorial « s’autorise à interpeler » la préfète Laubies :
 
« Madame la Préfète, depuis quelques années, certaines personnes conscientes du danger et des risques auxquels les familles saint-martinoises sont confrontées, n’ont eu de cesse de dénoncer un grand nombre de problèmes et dysfonctionnements inhérents à la non prise en considération des attentes et besoins de la population de Saint-Martin. Aussi, certains veulent savoir pourquoi en appelant le 18, on tombe sur en agent installé en Guadeloupe et qui méconnait la réalité sociolinguistique de Saint-Martin »
Louis Mussington fait état d’un « seuil de non-retour » depuis le 1er août et affirme que « toutes les conditions sont enfin réunies afin d’organiser la mise en danger de la vie de chacun des habitants de l’île ainsi que la mise en péril de leurs biens » : « En ce moment, l’effectif concédé  en garde postée ne permet, aucunement de répondre  convenablement aux demandes de secours de la population, et encore moins aux préconisations du SDARC (Schéma Départemental de l’Analyse des risques et des couvertures), à savoir 3 demandes de secours en simultané. Le temps d’intervention est allongé, et quelquefois les demandeurs sont obligés de se rendre en milieu hospitalier par leur propre moyen, par manque d’effectifs alors même que des agents sapeurs -pompiers volontaires sont refusés à la garde. »
Quand il évoque la couverture sanitaire de Saint-Martin, l’ancien conseiller territorial parle de « sécurité au rabais », de « roulette russe dans l’indifférence totale ». Il souligne également que « nous avons frôlé la catastrophe samedi 29 août, quand une demande de secours pour feu de maison fut faite à 9h18, alors qu’il n’y avait que 4 agents à la garde, en sachant qu’il y avait un feu de décharge à surveiller depuis la veille et qu’un agent doit rester au centre pour répondre au 18. »
Louis Mussington conclue cette lettre ouverte à Anne Laubies par une mise en garde : « La population doit-elle porter plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui en bande organisée, pour que des sapeurs-pompiers disponibles et demandeurs soient autorisés à mettre de leur temps libre à la disposition de leur population, conformément à leur engagement, et dans le respect des textes en vigueur ? »
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