Temps de lecture estimé : 6 minutes
Jeudi dernier au tribunal correctionnel de Saint-Martin, comparaissait A. Q., un homme de 32 ans, accusé d’avoir porté des coups de couteau sur un voisin et de l’avoir menacé de mort avec une machette.

Les faits remontent au 23 novembre 2014. Les gendarmes interviennent dans l’immeuble d’une résidence car J. P., un mineur de 16 ans, a été blessé au niveau du dos par une arme blanche. Il aurait également reçu un coup de machette à la tête. L’auteur présumé est son voisin, A. Q. A la barre, ce dernier s’explique. Il assure avoir été attaqué, d’abord par la petite-amie de la victime – avec une chaussure – puis par J. P. lui-même. Selon le prévenu, il aurait mis le jeune homme à terre puis lui aurait donné des coups de poings pour le maîtriser. D’après la version de A. Q., c’est J. P. qui aurait saisi le couteau et non lui. C’est en voulant se défendre qu’il aurait « piqué » son soi-disant assaillant avec l’arme blanche. Quant à l’usage de la machette, le prévenu nie tout en bloc.
Or, les témoignages d’autres voisins sur les lieux incriminent A. Q. et tendent à confirmer que c’est lui qui a attaqué en premier son voisin. Pour le prévenu, il n’en est rien : toute cette histoire a été inventée et ce procès est l’œuvre d’un complot.
L’avocate de la partie civile rappelle que les blessures de la victime ont été constatées – plaies en bas du dos et contusions au crâne – et ont entraîné quatre jours d’ITT. Elle réclame ainsi 6 000 € de dommages et intérêts au regard du traumatisme subi par le mineur et 2 000 € au titre des frais de procédure.
Pour le vice-procureur Michaël Ohayon, les explications du prévenu ne tiennent pas. Il requiert six mois de prison avec sursis assortis d’une peine de 120 heures de travaux d’intérêt généraux sur un an.
Lors de sa plaidoirie, l’avocat de la défense, Marc Vayrac, a soutenu, entre autres, que son client n’était pas celui qui avait porté les coups en premier. Surtout, il a demandé au tribunal de faire preuve de compassion devant ce qu’il qualifie de « situation délicate ». A entendre le prévenu s’exprimer, il est en effet possible de s’interroger sur sa santé psychologique. La présidente du tribunal, Lucile Celier-Dennery, a condamné A. Q. à six mois de prison avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve de deux ans avec obligation de soins. Il devra également indemniser la victime à hauteur de 1 000 € au titre du préjudice moral et de 1 000 € au titre des frais de procédure.
 

 
Elle vaporise son concubin et son bébé avec du spray au poivre
 
Jeudi dernier, à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Martin, comparaissait un couple jugé pour violences conjugales réciproques. Après une première dispute en juillet dernier et une convocation chez le délégué du procureur, D. B. et S. R., tous deux âgés d’une quarantaine d’années, en viennent à nouveau aux mains.
Alors que son concubin rentre ivre à leur domicile, tard le soir, sa femme s’énerve et l’enferme sur le balcon. Ce dernier appelle les gendarmes qui tentent de calmer le jeu. Lorsque les militaires quittent l’appartement, la dispute reprend de plus belle. La quadragénaire explique que son conjoint voulait partir en voiture avec leur bébé. Pour l’en empêcher, elle utilise un spray au poivre. Sauf que leur enfant est entre le couple et se prend également des vapeurs. Tous trois se retrouvent alors aux urgences. En rentrant chez eux, la situation dégénère une troisième fois. Les forces de l’ordre interviennent. A tel point que l’homme se verra délivrer une incapacité temporaire de travail (ITT) de 15 jours. Sa femme en aura deux.
Dans ses réquisitions, le vice-procureur Michaël Ohayon rappelle le couple à l’ordre : « ces violences doivent cesser car entre vous deux, il y a votre enfant, ce même enfant qui est actuellement au fond de la salle d’audience », a-t-il déclaré, avant de poursuivre  : « vous devez trouver d’autres modes d’expression dans votre couple que la violence, sinon, dans quelques années, c’est votre enfant qui en pâtira, en développant lui aussi des comportements violents et perturbés à l’adolescence », a-t-il conclu. Il requiert une peine d’avertissement de quinze jours à un mois de prison avec sursis. Le tribunal les condamne à quinze jours.
 

 
 Il échappe à l’annulation de son permis de conduire

Le  15 août dernier, un sexagénaire est interpellé par les gendarmes, au niveau du rond-point de Hope Estate, alors qu’il conduisait son scooter sous l’empire d’un état alcoolique. Le contrôle révèle un taux de 1,01 mg/litre d’air expiré, soit quatre fois plus que le seuil autorisé. Ayant été intercepté par les militaires pour des faits du même type le 7 mai dernier, il comparaissait jeudi dernier devant le tribunal correctionnel de Saint-Martin en état de récidive légale. Lorsqu’il a été entendu en août dernier par les gendarmes, l’homme a indiqué avoir déjà été condamné en 2014 et en 2015. Ce qu’il confesse aussi à la barre. Sauf que son casier judiciaire ne fait pas mention de ces deux condamnations et que les magistrats n’ont pas les jugements rendus en leur possession. L’homme devait tout bonnement se voir annuler son permis. Devant ces dysfonctionnements administratifs, le tribunal n’a d’autre choix que de disqualifier la procédure en conduite sous l’empire d’un état alcoolique. Il condamne le prévenu à une suspension de permis de six mois ainsi qu’à une peine de deux mois de prison, assortie d’un sursis et d’une mise à l’épreuve de 18 mois avec obligation de soins.
Six mois de prison avec sursis pour avoir volé du matériel de paintball

Le 28 août dernier, un entrepôt, contenant du matériel de paintball a été le théâtre d’un vol et de détériorations. Le prévenu, condamné il y a deux semaines pour avoir dérobé des arcs, était absent du tribunal correctionnel de Saint-Martin, lors de l’audience de jeudi dernier. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis. L’affaire a été renvoyée sur intérêt civil au 6 décembre prochain.
Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.