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Bac en poche, ils sont nombreux à s’envoler vers d’autres horizons. Beaucoup choisissent évidemment d’étudier en métropole, à l’instar de Shane et Isaac, actuellement en stage chez Computech à Galisbay. Rencontre.
 
 

Comment avez-vous accédé à des études supérieures ?
SHANE. Après un BEP Menuiserie j’ai obtenu mon Bac Pro en 2012. Ensuite j’ai voulu m’orienter dans l’informatique donc j’ai intégré SupInfo à Lyon. Je suis actuellement en troisième année, le cursus dure cinq ans pour obtenir un master en génie informatique.
ISAAC. Avec Shane nous faisons le même cursus, je suis aussi en troisième année à SupInfo. J’ai eu mon Bac S en 2011 puis j’ai intégré une classe préparatoire MPSI à Baimbridge en Guadeloupe. Notre stage chez Computech se terminera en novembre.
 
Comment vous êtes-vous adaptés à la métropole ? Avez-vous pu recréer des liens amicaux ?
SHANE. Il y a d’autres Saint-Martinois à Lyon, mais dans des cursus différents. Ce que j’aime en métropole c’est la facilité des transports, tout est vraiment bien organisé, on peut bouger rapidement. Tout est plus carré aussi, et pour être autonome c’est appréciable.
ISAAC. La métropole demande beaucoup d’autonomie, c’est vraiment différent de la vie à Saint-Martin. Il y a aussi le climat… Quand on se retrouve entre Saint-Martinois c’est comme la famille. Mais financièrement, on est bien aidés, entre les bourses, les cartes d’étudiant qui offrent des réductions, le restaurant universitaire. Ce n’est pas du tout la galère.
 
Quelle est votre mission chez Computech ? Qu’en retirez-vous ?
SHANE. Nous sommes développeurs, c’est-à-dire qu’on contribue à développer des applications pour le web, des logiciels. Dans l’entreprise il y a un esprit d’équipe, on voit vraiment comment fonctionne une entreprise, notamment lors des brainstormings.
ISAAC. Computech nous montre que, contrairement  à ce qu’on peut penser, le niveau de compétences peut être élevé à Saint-Martin. Ici, nous apprenons à ne pas prendre un projet à la légère car on touche à des données sensibles. On est en position de responsabilité, tout en mettant en pratique ce qu’on a vu à l’école. D’ailleurs, nous remercions Jean Arnell et son équipe pour cette opportunité.
 
Dans deux ans vous serez diplômés. Envisagez-vous de faire carrière à Saint-Martin ?
SHANE. J’aimerais revenir mais plus tard, car avant je préfèrerais acquérir une expérience à l’extérieur, voir comment ça fonctionne dans les grandes entreprises et les grandes villes.
ISAAC. Moi j’ai encore des années d’étude car j’aimerais m’orienter vers le management et viser un doctorat en informatique. Ensuite, j’aimerais bien revenir m’établir ici, créer quelque chose.
 
Quel message souhaitez-vous faire passer aux futurs bacheliers ?
SHANE. C’est bien de partir, cela permet d’acquérir de l’autonomie, de mûrir. Vivre en France, c’est découvrir d’autres modes de fonctionnement. D’ailleurs, j’ai maintenant envie de voyager en Europe, le temps passe vite !
ISAAC. C’est encourageant de voir des Saint-Martinois qui sont revenus et ont créé leur entreprise, Computech est un exemple à suivre. Cela montre qu’il y a du travail à Saint-Martin et surtout qu’on peut le créer soi-même. Mais je dirais aux jeunes qu’avant le Bac, il est déjà important de connaître ses objectifs, à la question « que veux-tu », il faut pouvoir répondre. Car quand on quitte Saint-Martin, on peut se perdre dans le monde universitaire de la métropole, il y a tellement de cursus différents, mieux vaut déjà savoir où on veut aller.
 
Philanthropie d’entreprise
 
Chaque année, Computech apporte une aide financière à quelques étudiants. Et depuis peu, l’entreprise s’attache tout particulièrement à soutenir les futurs ingénieurs en informatique. « Par rapport à l’engagement social de Computech, nous avons structuré l’aide aux élèves ingénieurs en informatique, qui reçoivent une bourse de 2000 € par année scolaire » rapporte le co-fondateur de la société, Jean Arnell. Trois étudiants stagiaires, dont Shane et Isaac, en ont donc bénéficié cette année. Deux autres étudiants, scolarisés en école de commerce, sont également des « boursiers » de l’entreprise.
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