Temps de lecture estimé : 3 minutes
L’enquête publique relative à l’élaboration du Plan local d’urbanisme a débuté hier jeudi. Dans la matinée, une trentaine d’administrés étaient déjà devant les portes de la Collectivité.

L’enquête publique soumettant le projet de PLU à la population, invitée à donner son avis pendant un mois, a débuté jeudi dans les locaux de l’urbanisme. Passionnera t-elle la population ? Hier matin, elle drainait déjà une trentaine de citoyens, pressés de découvrir tous les éléments du dossier du PLU, chacun ayant visiblement déjà une petite idée des réserves qu’il comptait émettre, quand d’autres réclamaient des explications sur le fondement même du projet. Mais point de banderoles déployées pour dénoncer le PLU, ni de pétition en circulation, ainsi que le laissaient croire les contestations qui ont pris corps sur les réseaux sociaux. En lieu et place d’une mobilisation « anti-PLU » s’est tenue une réunion informelle avec le vice-président de la Collectivité Guillaume Arnell. Face à la petite assemblée pétrie d’inquiétude, l’édile a réitéré les propos rapportés dans notre édition du mardi 29 septembre, entendant rassurer ses administrés et répondre à leurs questions : « je ne veux pas que vous partiez d’ici en ayant le sentiment être victimes d’un complot » s’est-il justifié. En revanche, il s’est refusé à tenir une énième concertation publique : «  je ne peux pas recommencer la procédure du débat public ».
 
La question des Terres Basses
Dans l’assistance étaient notamment présentes des personnes impliquées personnellement ou professionnellement sur le secteur des Terres Basses. Le règlement du PLU prévoit en effet quelques changements vus d’un très mauvais œil sur ce secteur privilégié, sensé drainer une clientèle à fort pouvoir d’achat. Cet agent immobilier s’en faisait hier l’écho : « notre inquiétude c’est que le PLU considère les Terres Basses en tant que résidence et non en tant que secteur économique et touristique. Des changements de règles autorisent plus d’emprise au sol et plus de hauteur, sur des terrains partagés. La Collectivité doit considérer que c’est une région qui génère beaucoup d’argent, sans les Terres Basses on n’aurait pas le même standing à proposer sur l’île ». Le registre d’enquête publique devrait donc déjà comporter nombre d’observations sur ce point.
Un commissaire enquêteur débordé ? 
Autre point de réserve soulevé hier : la possibilité limitée, d’être reçu par le commissaire-enquêteur. Effectivement, en ce premier jour d’enquête publique, il y avait déjà la queue devant le bureau de Catherine Brissac, chargée d’apporter des éclairages juridiques à ceux qui le souhaitent. Si les bureaux de l’urbanisme seront ouverts du lundi au vendredi entre 8 heures et 15 heures jusqu’au 31 octobre – la population peut venir y consulter le dossier de PLU et consigner le registre avec les réclamations – le commissaire-enquêteur ne recevra la population qu’à des dates précises : les 8, 15, 22, 30 octobre, de 10 heures à 13 heures et de 14h30 à 16 heures. « C’est trop peu compte tenu de l’enjeu de ce PLU » rétorque le président de l’association « We Love Saint-Martin », Gilles Kelaïdites, persuadé qu’en l’état, le PLU « ne prend pas assez en compte l’intérêt général ».
Reste à connaître la mobilisation de la population sur cette enquête publique, passée l’impatience des premiers jours.
 
A lire aussi
 
 
Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.